En lisant ce matin les beaux textes de Indoniisian et petitefleur, j'ai pensé à ma fille.

Je l'ai eu très jeune, j'avais à peine dix huit ans, cependant dès le premier jour où j'ai su qu'elle était là, dans mon ventre, je l'ai aimé. L'amour, la complicité, nous ont toujours accompagné.

Mon jeune age m'a permis d'être à la fois une maman et une grande sœur pour elle. Nous sommes les meilleures amies du monde. Aujourd'hui elle vit loin de moi, mais nous nous appelons tous les dimanche et essayons de nous voir le plus possible. Je sais qu'elle est heureuse. Je suis fière d'elle, je suis satisfaite de moi. J'ai partagé avec elle mes années de jeunesse, elle à été mon plus beau cadeau que la vie m'a donné.

J'avais écrit un poème pour elle, je vous le fais partager ici.

Je t'aime ma fille, ma chérie.

À MA FILLE,

J’étais presque une enfant je n’avais pas grandi,

Et toi tu es venue te greffer dans ma vie.

Dès le premier instant que j’ai senti en moi

la graine d’un enfant j’ai ressenti la joie

J’allais enfin pouvoir donner tout cet amour

Qui au fond de mon cœur était depuis toujours.

Alors j’ai regardé mon ventre s’arrondir

L’effleurant de mes doigts je te sentais grandir.

Je te parlais aussi, je te sentais complice

Tu étais mon amie, mon bébé, mon délice

Chaque jour mon corps frêle s’arrondissait un peu

Je savourais la joie nous étions une en deux.

Puis est venu le jour ou après les douleurs

J’ai pu enfin te voir, te serrer sur mon cœur

Tu étais minuscule mais tes yeux grands ouverts

Illuminaient ma vie, mes jours et mes hivers.

Ensemble nous avons suivi ce long chemin

Qui mène de l’enfance, de l’hier au demain

Bien sur nous avons eu nos quelques différences

Parfois nous nous fâchions puis reprenions la danse

Je ne suis pas certaine d’avoir bien su t’aimer

Mais je sais qu’en mon cœur tu es là à jamais

Alors si dans ta tête tu as quelques rancœurs

Je viens ici te dire que tu es mon bonheur

Tu es et tu seras toujours mon doux bébé

Et j’ai la nostalgie de pouvoir te bercer

Te prendre dans mes bras ou de guider tes pas

Comme je le faisais il y a longtemps déjà

Aujourd’hui tu es femme, et de toi je suis fière.

Les dieux ont exhaussé mes plus belles prières

Je souhaite de tout cœur que mon bébé d’amour,

garde ce doux sourire que tes lèvres ont toujours.

Et c’est modestement que j’écris ce poème

Qui a chacun des mots te souffle des : "je t’aime."