Ma vie,Joie et tristesse

mon vécu, mes joies,mes amours,mes peines, mais aussi mes poèmes, mes photos, mes tableaux.

20.12.05

Les émotions qui font du bien.

Il y a plein de petites choses dans la vie qui fait du bien. Souvent on s'attarde plus à remarque ce qui nous fait du mal et on passe sur des petits bonheurs. C'est un peu comme la migraine, lorsqu'on a mal à la tête on ne souhaite qu'une chose, c'est que ça passe, après l'aspirine on se dit, Ouf, que c'est bon de ne plus avoir mal, et cinq minutes plus tard on n'y pense plus. Pourtant on ne se dit pas souvent, ou jamais, tiens c'est bon d'être sans douleur aujourd'hui.
Don aujourd'hui, j'ai décidé de regarder ce qui va bien dans ma vie. Je me considère chanceuse. Je n'ai pas de douleur, ni physique ni émotionnelle, je n'ai pas de maladie, du moins je n'en ai pas de symptômes (on ne sais jamais tout a fait n'est-ce pas ?) j'ai de quoi manger à ma faim, j'ai un toit, bref, rien ne me manque, je suis bien.

Dans deux jours je vais voir ma fille, elle habite Miami et je vais passer Noël avec elle. Bon je pourrais me plaindre, me dire que mon chéri ne sera pas avec moi, mais à quoi bon, de toute façon il ne pourra pas y être. Je vais profiter de ma fille, de mon gendre, et je vais passer ce Noël en complicité avec elle. Nous sommes très complices toutes les deux et nous ne nous ennuyons jamais ensemble. Donc Vendredi soir, dernier shopping, samedi préparation du réveillon. Dimanche, repos et plein de choses à nous raconter. Lundi nous irons sûrement nous balader et profiter des soldes monumentales qu'il y a toujours le lendemain de Noël aux Etats-Unis. Mardi, on verra ce qu'on fera, et mercredi, Ah ! Mercredi, et bien je repartirai vers mon chez moi, à deux heures d'avion d'elle, mais le plus beau sera là, C'est mon chéri qui me rejoindra depuis la France, pour faire de dernier morceau du parcours vers mon pays. Nous voyagerons donc ensemble. Nous nous serons retrouvés à 15H30 et partirons ensemble à 18 h.

Ensuite, le lendemain, nous monterons à bord de notre voilier, nous venons de l'acheter. Nous irons quelques jours en mer, dans un archipel de rêve. Celui où j'habite quand je ne suis pas en France.

Alors voilà, plein de bonnes raisons, pour me dire que je suis heureuse, que la vie est belle.

Qu'il faut toujours croire qu'il y a le soleil qui brille après les orages.

Bon Noël à tous, Bonne et merveilleuse année 2006.

Posté par Josie_Gourmande à 01:46 - Psychologie,réflexions et pensées diverses. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


17.12.05

Savoir se séparer.

Ce matin, après la lecture du blog de, l'idéaliste qui aborde le sujet de la séparation du couple. J'ai posté ce commentaire.

Il faut une grande maturité pour pouvoir réussir une séparation. Les remises en questions de chacun doivent être abordés au sein du couple pour éviter, ou plutôt adoucir, les douleurs mutuelles. On à trop souvent tendance à penser que celui qui prend la décision de vivre autre chose, d'une autre manière, s'en tire mieux.

Or, il n'en est rien, la souffrance est tout aussi grande surtout que bien souvent il s'y greffe en plus le sentiment de culpabilité. Une séparation réussie vaut bien plus qu'un couple qui ne vit plus, dans lequel un des deux, ou chacun des deux se renie au nom de celui-ci.

On ne doit pas sacrifier sa vie au nom de ses enfants, ceux-ci perçoivent ce mal-être caché, et en souffre tout autant. Ils peuvent se sentir coupable du "sacrifice" de leurs parents.

C'est justement au moment de telles remises en question que l'on s'apercevra si le partenaire aime l'autre pour ce qu'il lui apporte, ou pour ce qu'il est. Je pense que c'est l'égocentrisme de chacun qui envenime trop souvent les choses. Ce séparer en douceur, c'est prendre le temps de regarder l'autre dans ses aspirations, dans sa souffrance et l'épauler, le soutenir. C'est aussi avoir de la compassion, de l'empathie, de la sagesse.

Si j'ai pu écrire cela, ce n'est pas pour avoir vécu la situation de celle qui a décidé de divorcer par désir de vivre autre chose, mais bien au contraire, parce que j'ai du accepter que finalement mon partenaire en avait le besoin. Bien sur au départ cette prise de conscience est douloureuse parce que pour ma part, je pensais que j'étais rejetée. Ce rejet n'était pas envers moi, mais envers une forme de vie qui ne lui convenait plus. C'est pour cela que je parle d'égocentrisme. Si on ne se regarde que soi, on souffre. Lorsqu'on commence à regarder l'autre, on peut comprendre que son désir de "liberté" n'est pas forcément dû au fait que l'on ne lui apporte plus rien, mais plutôt qu'il a besoin de quelque chose que l'on ne peut pas lui apporter. Comprendre l'autre, même si on souffre, c'est continuer la route ensemble, c'est le respecter dans son choix, c'est l'aimer d'un amour altruiste. C'est aussi garder son amour qui devient un amour amical. C'est ne pas renier ce qui à été vécu et partagé, c'est ne pas renier qu'on s'est aimé. Et j'ajouterai c'est éviter des déchirures, les rancoeurs, l'amertume, le sentiment d'échec.

Posté par Josie_Gourmande à 15:17 - Psychologie,réflexions et pensées diverses. - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15.12.05

j'attends vos commentaires

Je dois dire merci à Google qui m'envoie chaque jours des dizaines de visiteurs sur ce blog.

je suis surprise du nombre de personnes arrivent ici avec les mots clés tel que :

tristesse

déception amoureuse,

infidélité

trahison

poème sur la tristesse

déception amoureuse

déception de ma vie

je souffre

souffrance de l'amour

etc...

Ah, l'amour fait souvent souffrir n'est-ce pas ?

Cependant je m'adresse à toutes ces personnes qui vivent leur détresse et je les invite à ne pas hésitez à me laisser leur commentaire, où encore à m'écrire sur mon mail si elles le désirent. Je pense que pour avoir vécu ces expériences je pourrais peut-être leur apporter au moins une écoute (lecture) attentive et qui sait peut-être un petit conseil.

Alors lancez vous, surtout vous les fidèles qui revenez souvent, laissez sortir votre peine, n'hésitez surtout pas.

Et courage, on s'en sort, c'est très dur, mais on arrive à retrouver la lumière.

Posté par Josie_Gourmande à 00:38 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11.12.05

Mon amour transatlantique

J'ai envie de te parler de moi, de ma vie d'aujourd'hui, et de mon histoire avec "P".

J'ai écrit sur ce blog trois textes qui relatent un peu ma vie, ils sont :

-cette semaine

-mon premier mariage et ma grossesse

-douleur de l'infidélité.

La suite c'est ma rencontre avec "P", je n'ai encore rien écrit sur le sujet, mais je vais me raconter ici.

En 2001, mon couple battait de l'aile pour le comportement de JJ, mon ex.

Le 6 mars 2002, il m'a annoncé ses aventures.

Le choc fut terrible, j'ai cru que j'allais en mourir.

JJ et moi avions une sublime relation, nous avions su préserver l'amour désirant, la séduction et nous étions réellement toujours très amoureux, très complices.

Jamais je ne me serais attendue à une chose pareille. J'étais tellement fière de mon couple et tellement heureuse.

J'avais connu JJ j'avais 27 ans. A cette époque, j'étais encore une toute petite fille, j'avais une grande maturité, ce qui peut paraître paradoxal avec le fait d'être petite fille, mais je n'avais aucune confiance en moi. JJ a été mon mentor. Il m'a énormément appris. Il avait une grande philosophie et m'a éveillée à beaucoup de choses. J'ai beaucoup grandi à ses côtés je me suis affirmée en tant que femme intellectuellement parlant.

Nous avions une sexualité épanouie..

JJ était tout pour moi, mon frère, mon ami, mon amant, mon amour et surtout aussi, mon père. Cet aspect de paternité, lui convenait très bien et à moi aussi, nous n'avions aucun problème là dessus. Chacun de nous avait son rôle et nous en étions heureux.

Mais je crois que justement c'est un facteur qui déclancha un peu les choses.

Après toutes ces années ensemble, l'élève que j'étais avait égalée le maître. JJ est un homme qui a besoin de se sentir valorisé par ce qu'il "enseigne". Or il n'avait plus rien à m'enseigner.

Je crois que c'est en partie pour ça qu'il a eu besoin de relations, ses partenaires aujourd'hui sont toutes très jeunes et elles le prennent toutes pour un père.

J'étais donc en grande souffrance. Je participais à l'époque à un forum de psychologie et je répondais aux personnes en détresses. Un jour "P" a posté un commentaire en réponse à un autre gars. Sincèrement ce que disais "P" allait dans un sens que je ne partageais pas. J'ai donc écrit un commentaire à "P" en lui disant mon point de vue, sur ce, nous avons échangé nos mails et correspondu pendant 8 mois. Il avait de gros problème avec "A" sa femme, et avec lui-même aussi, parce qu'il était en pleine évolution. En fait il vivait le désir de connaître autre chose. Voir la vie différemment, vivre avec d'autres sensations.

Je le conseillais au mieux, et nos échanges étaient purement amicaux.

Un jour sur ce même forum, "A" a postée en demandant de l'aide. Ne sachant pas qui elle était j'ai répondu, et voilà que pendant deux mois, je conseillais "P" d'une part et "A" de l'autre, ne sachant aucunement qu'ils étaient mariés.

En décembre 2002, elle m'a dit qui elle était, et j'ai continué à leurs écrire. Chacun de nous étant au courant que l'on correspondait en parallèle.

Puis vint le moment où je devais aller en France, cette décision je l'ai prise en février 2003

  J'en ai fait part à "P" et à "A".

Dès ce moment là, "P" fut super curieux de me rencontrer, et nous nous sommes mis à plaisanter sur cette rencontre, mais toujours sur le plan amical. Il est vrai que de part et d'autre nous sentions que nous étions en phase, mais jamais nous en avions parlé outre mesure.

Puis peu à peu sachant ce que "A" et "P" pensaient de leur couple, je me suis un peu rapprochée de "P", et lui de moi. Nous avions décidé alors de passer toute une journée ensemble. Les choses sont allées très vite. Entre février et le 9 mai, date de mon arrivée.

Nous nous sommes séduits, nous avons tombés les barrières, et nous parlions déjà d'un amour naissant entre nous. Nous chattions 2 à 3 heures par jour.

Je disais toujours à "P" que si nous avions des relations intimes, cela ne pourrait pas aboutir en une relation qui se construirait, parce que je voulais sauver mon mariage.

D'autre part je savais que j'habitais trop loin et que nos situations de couples étaient en mauvais état. Je croyais en mon couple tout en sachant aussi que la confiance que j'avais en JJ n'étais plus la même et j'avais du mal avec ça, mais je voulais y croire encore.

Nous étions "P" et moi pour cette relation "éphémère."

"P" était en grand manque de contact, il avait essayé d'avoir une copine pendant qu'il échangeait par mail avec moi, mais sa grande "valeur" sur la fidélité amoureuse, l'avait empêché de conclure. Juste une tendresse poussée, mais pas plus loin.

Je reviens donc a "P" qui était demandeur de contacts amoureux.

Nos échanges devenaient toujours plus forts, plus amoureux. Nous sentions tous les deux une grande complicité et attirance.

"A", m'écrit donc un jour qu'elle savait que "P" voyait "A2", et bien qu'elle soit consciente du manque chez "P" du coté "intimité", elle ne voulait pas le perdre. Elle m'écrivit alors m'insinuant d'avoir des relations intimes avec "P" lors de ma visite en France ce qui fait que "P" et moi nous nous rapprochions de plus en plus.

De la journée que je devais passer en France, nous sommes passés à 2 jours, puis 3, toujours en pensant qu'il nous faudrait bien ça pour nous dire plein de choses.

Nous étions conscient que l'échange virtuel était une chose et que la réalité pouvait être autre. Il y a tellement de choses qu'on ne connaît pas de l'autre dans ce genre de relation a distance, que nous en parlions ouvertement.

Donc nous nous étions promis que si au moment de la rencontre quelque chose clochait, nous resterions bons amis, mais nous n'irions pas plus loin.

Je suis donc venue en France le 9 mai 2003, et nous avons passés 6 jours ensembles. 3 jours en montagne, 3 jours sur la côte. 24H/24, collés l'un à l'autre comme des ventouses.

C'était divin. Il était monté à Paris pour m'attendre à l'aéroport, il attendait fébrilement que je passe la porte, et moi attendant mes bagages je savais qu'il était juste derrière cette paroi de vitres opaque.

Nous nous sommes regardés, nous avons avancés et nous nous sommes pris dans les bras sans rien dire pendant quelques minutes. Ensuite je lui ai fait une bise sur la joue, et nous sommes allées prendre un café.

L'anecdote c'est que nous avions fait mille scénarios de ces premières minutes, puis "P" m'avait dit lorsque nos regards se croiseront, ils ne se quitteront plus jusqu'a ce que l'on soit un contre l'autre.

Or, il m'a vu, et en une faction de seconde il a fermé les yeux, comme pour les rouvrir et mieux voir. Moi j'ai cru qu'il était déçu. J'ai eu un peu peur, je me suis dit je ne lui plait pas.

En allant vers le café, je lui ai dit de m'excuser que je devais aller aux toilettes. Là bas j'ai repris mon souffle, et je me suis dit si le deuxième regard n'est pas encourageant, j'aurai compris.

Lorsque je suis remontée des toilettes il était assis face à l'escalier, il me dévorait des yeux.

J'étais rassurée. Je me suis assise à ses cotés, nous nous sommes regardés et nous nous sommes embrassés.

"A" était au courant de ces 6 jours bien sur. A la fin de ces 6 jours, nous ne pouvions nous séparés, nous étions effondrés.

"P" est retourné chez lui comme un mort vivant. Moi j'étais défaite, en mille morceaux, je ne savais pas ce que j'allais devenir.

Nous avons donc décidé de nous revoir le même mois, nous nous sommes revus le 20 mai, pour une nuit et une journée. Puis le 5 juin la veille de mon retour, le lendemain il m'accompagnait à l'aéroport à Paris.

Nous ne savions pas ce qu'il adviendrait de nous. J'ai fait un voyage noyée dans les larmes, lui est redescendu de Paris à S. en pleurant. Il m'a dit que lorsqu'il est entrée dans sa voiture il a hurlé de douleur.

Nous devions faire un break pur réfléchir à nous, nous n'avons pas pu. Deux jours après mon arrivée nous avons repris nos échanges par mails.

J'ai bien compris que je ne pouvais plus rien tenter avec mon mari, notre couple était mort, non seulement par l'amour de "P", mais aussi et surtout je dirai, parce que JJ avait d'autres choses à vivre.

Je suis retournée en France le 7 août 2003, pour m'installer à V. Et là, une longue autre histoire à commencer. Une histoire, d'amour, de douleurs de toutes part, de problèmes, etc…

J'ai le sentiment d'avoir toujours été solidaire de "P", et il faut dire que des mauvais moments nous en avons eut.

Je vais revenir un peu sur mon couple avec JJ, je disais que nous avions une sexualité épanouie.

Et bien voilà, cela montrera que bien souvent dans la vie on croit vivre quelque chose de fort, d'heureux, et c'est vrai sur le moment où on le vit, mais ensuite le regard ou la compréhension qu'on à de ce vécu peut changer les pensées.

Lorsque j'ai compris la relation que j'avais avec lui, je veux dire celle de "fille" entre autre, j'ai ressenti comme un "rejet" une espèce de prise de conscience, comme si nos moments intimes étaient incestueux. Je ne peux pas bien expliquer cela, c'était un ressenti.

De plus le fait que ses maîtresses étaient très jeunes, me le faisait voir un peu comme un vicieux, un vieux satyre. J'ai eu beaucoup de mal à me remettre de ça.

C'est heureusement la relation avec "P" qui m'y a aidée.

Avec "P" j'avais exactement ce qu'il me fallait, je le voyais "pur". Il n'était pas contaminé par la vision presque "pornographique" je dirai de ce que peut être pour certain une relation sexuelle. C'est aussi pour ça que j'ai horreur du mot "baiser."

Notre intimité avec "P" est fondée sur la douceur, la fusion de deux corps qui font l'amour, qui se fondent l'un en l'autre. Je n'avais pas senti cela de cette façon avec JJ.

Soudain j'étais transportée dans un monde magique, et même si j'avais toujours du plaisir avec JJ, le plaisir de cette fusion avec "P" me faisait découvrir un autre monde. Je me sentais femme.

C'est en grande partie ce qui a alimenté ma décision de ne plus vivre avec JJ aussi.

Je suis donc rentrée de France le 7 juin et nous avons repris nos échanges de mails. "P" était torturé par son éducation en ce qui concernait la rupture du couple, et en même temps, il avait ce besoin de vivre, et cet amour pour moi qui était né.

Il ne lui a pas fallu longtemps pour me dire qu'il voulait vivre avec moi, et moi j'avais compris que j'avais besoin de quelqu'un comme lui.

J'ai donc fait mes bagages et j'ai loué un appartement à V, j'y suis resté 4 mois, du 7 août, à mi décembre 2003.

Pendant le temps que j'étais à V, je communiquais par mail avec JJ qui faisait tout pour me retrouver. Il me promettait la fidélité, dans tout les sens du terme et m'écrivait des mails de pardon à la pelle. Il était en phase de grande culpabilité et voyant qu'il m'avait perdu essayait tout ce qu'il pouvait. J'étais torturée par le fait d'avoir rompu le lien du mariage et d'autre part par le fait de vouloir reconstruire autre chose avec "P". Je pensais aussi à la douleur de "P" si je ne continuais pas notre route.

JJ est venu me voir mi octobre. Pendant dix jours nous avons parlé et reparlé. Ma blessure était toujours trop douloureuse. En fait je sentais que je ne pouvais plus lui faire confiance. Toutefois, j'ai décidé de retourner dans mon pays, sur mon île, en décembre, j'avais besoin de revoir mon île.

Deux semaines avant mon arrivée chez moi, j'ai su qu'il avait une autre maîtresse, une fille que je connaissais bien et qui m'a narguée à mon arrivée. Tout cela pour dire que JJ jouait le coupable, le repenti, et d'un autre côté il se consolait avec une autre. Cela à eut au moins l'avantage de me déculpabiliser d'être partie.

"P" pendant ces 4 mois où j'étais en France avait un comportement différent, je le voyais moins disponible. Il était débordé par ses obligations et sans doute torturé par la rupture de son couple et la séparation avec ses enfants.

C'était pas simple du tout, moi, je me sentais presque être un poids pour lui.

Notre première dispute fut un jour ou j'étais allée chez lui à S. pour qu'il n'ait pas le trajet à faire et dans une conversation où il me disait qu'il devait monter à Paris. Il eut une phrase malheureuse qui me sonna comme un reproche de devoir faire les voyages jusqu'à V. Cette phrase eut pour moi un effet de douche froide. Je lui ai répondu que si le fait de venir à V était une corvée, il n'y était pas obligé. Il s'est vexé et il est parti à une réunion qu'il avait.

Pendant ce temps je gardais sa fille. A son retour il ne m'a même pas dit bonsoir et nous avons pris la route pour V, parce que ce soir là il devait m'y accompagner, le lendemain je gardais sa fille chez moi.

J'avais de plus en plus la sensation qu'en fait il avait souhaité que je vienne en France mais que cela le dépassait.

Pour faire court, pendant ces 4 mois, j'ai vécu dans l'angoisse, le sentiment de déracinée, le manque de ma vie sur l'île, le manque de mes amis, de mon travail et une grande solitude puisque je ne voyais "P" que les soirs en semaine et les week-ends quand c'était possible.

Parfois il était avec ses enfants ou il avait quelque chose à faire avec sa famille.

Un jour nous étions allés sur la côte, pour le week-end, là, après une autre réflexion de sa part, du même acabit que la première, je lui ai fait part de ma déception. Il m'a tourné le dos en prenant la main de ses enfants et m'a laissé là, plantée dans la rue. Inutile de te dire ce que j'ai ressenti. (Il n'a pas la même vision de ce jour là, il dit que c'est ma faute) je le comprends, chacun vit les choses différemment.

Je peux dire que j'ai investi tout de moi, j'ai eu la patience de tenir le coup, parce que je me disais toujours que "P" était dans une mauvaise phase de sa vie, mais que j'arriverai à le rendre heureux.

Fin décembre 2003, je suis repartie sur mon île, j'ai repris un peu mes esprits et je me suis faite humilier par la maîtresse de JJ, il ne me manquait plus que ça. Bref, "P" est venu 15 jours en janvier (je précise que ce voyage pour moi, n'était pas une rupture, juste un bol d'air, "P" le savait bien sur).

Nous avons passé 15 jours de rêve, je retrouvais mon "P" comme avant.

C'est ce qui m'a redonné courage et m'a permis d'y croire à fond.

Pour des raisons pratiques, j'ai du rester sur l'île jusqu'en Février 2004, et je suis rentrée cette fois-ci m'installer chez "P" à S.

Re Choc, je n'aime pas cette ville, elle est grise, triste. Là je me suis presque retrouvée à être à la maison, les courses, le ménage, les enfants une semaine sur deux, un Week-end sur deux. Sans compter le rejet de leur part, parce que leur mère leur disait que J' avait volé papa, et je ne sais quoi d'autre encore. J'étais seule, démunie, personne à qui parler sauf "P", qui me disait que ça allait passer.

Il travaillait mais essayait de prendre du temps, je me sentais encore une fois un poids.

Oh ! Ce n'était pas simple, pourtant quelque chose en moi me disait d'y croire encore. Il y avait tout de même des moments adorables. Je le sentais tellement en détresse face à tout cela que je me faisais toute petite. Nous avions donc les enfants une semaine sur deux, ma vie changeait totalement de ce à quoi j'étais habituée. Les Week-end où nous étions deux, étaient merveilleux.

Sur ce, se sont greffés les problèmes psychologiques des enfants. Je les ai pris en main, mais ce que je construisais avec eux était détruit par "A" qui au fond d'elle me jalousait.

"P" à cette époque ne se rendait pas compte du mal qu'elle leur greffait.

En août 2004 nous avons passé un mois sur mon l'île, tous les 4, nous pensions que ce serait une bonne chose. Quelle erreur ! Les enfants ont été infernaux, ils étaient montés à fond contre moi, et sa fille a piqué une telle crise un jour, que la police de l'île est venu me voir en me signalant que les autochtones avaient dit que je maltraitais la petite. J'ai du parler avec eux en leur disant qui j'étais et donner des références pour qu'ils acceptent de ne pas me garder au poste. Quelle histoire !

Ceci à continué jusqu'en avril 2005, j'avais encore besoin d'un bol d'air, parce qu'encore une fois dans une discussion où j'ai dit à "P" que je ne pouvais pas discuter, que j'allais à l'hôtel pour la nuit, il s'est levé et m'a tendu les clés de la voiture, sans me retenir. (J'aurai tant souhaité qu'il fasse un geste vers moi) je me suis écroulée en pleur et puis finalement je suis restée, je ne me voyais pas débarquer dans un hôtel à 11h du soir.

Je pense que P ne savait pas s'investir, je lui disais souvent qu'il me voyait comme une ennemie lorsque je lui pointais quelque chose qui n'allait pas. Mais il n'en prenait pas conscience.

Donc en avril de cette année, je suis allée sur mon île, un mois, là encore il était défait, il croyait qu'il me perdait, et ce n'était pas ce que je lui avais dit, mais bon.

Je suis rentrée de nouveau en France, Juin c'est bien passé, juillet nous avons eut les enfants un mois, c'était à nouveau l'enfer, août c'est bien passé, mais nous avons pris la décision qu'il valait mieux que je sois loin. En fait tout était dirigé par "A", elle faisait la pluie et le beau temps entre nous. Travaillant avec lui elle avait 8 heures par jour pour le polluer et polluer les enfants.

Ceux-ci ont appris à m'aimer mais je ne veux pas leur enlever leur mère.

J'ai passé septembre sur mon île, ce mois de septembre j'ai commencé mon autre blog, Je sentais presque que tout allait casser, et je m'étais presque par moment résignée à ça. En fait le blog "Océane" était créé quelque part pour qu'il puisse me lire si cela cassait entre nous, j'y ai écrit d'ailleurs au début un petit texte en espérant qu'il le lise. Et d'autre part, pour y relater notre projet de voyage en bateau.

Voilà que je sens encore "P" en détresse je le suis aussi, je décide encore une fois de retourner, c'était donc le mois dernier. Là oh surprise, j'ai trouvé un "P" que je n'avais plus vu depuis longtemps, je veux dire le "P" des premières rencontres, tendre, attentif, attentionné, et amoureux. Peut être que ce que j'ai écrit sur le blog Océane

l' a fait réfléchir. ?

Nous avons décidé de rester séparés jusqu'à ce que le bateau soit prêt et ensuite nous vivrons ensemble à partir du printemps prochain et passerons l'été avec les enfants. Puis vers septembre nous nous offrirons 4 mois en mer, seuls, pour nous retrouver et vivre un peu notre amour avec sérénité.

Ensuite il est presque certain que les enfants viendront vivre avec nous, ils le désirent tous les deux. "P" en ce moment à sa fille à plein temps. Elle va mieux, ses problèmes psychologiques dus au fait qu'elle n'a jamais eut de maman se tassent un peu.

Si tout va comme nous le prévoyons nous vivrons tous les 4 dans mon pays, en 2007.

Posté par Josie_Gourmande à 02:34 - Mon journal de vie (autobiographie) - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02.12.05

La bouteille à la mer

Le sujet de la semaine sur obsolette était :

-Vous trouvez une bouteille à la mer, racontez soit le périple de la bouteille, soit écrire le contenue de la lettre, soit encore le récit de celui ou celle qui la trouve ou qui l'envoie.

Voici mon texte.

Il n'est pas rare que j'aille faire des promenades sur les plages désertes de l'île, là je m'assoie et je regarde au loin, je rêve. Selon les jours je rêve de voyages, ou j'imagine que ma peine se noie dans l'océan, tout dépend de mon humeur du jour.
Ce jour là j'étais arrivée très tôt, je ne pouvais pas dormir, la solitude me rongeait et je voulais me perdre dans la nature, en fait je désirais faire corps avec elle. La nature à toujours cette magie de m'envelopper et m'énergiser. Elle seule sait me rendre le moral, sans un mot, sans un regard. Les regards c'est moi qui les ai sur elle. Les oiseaux commençaient à peine à piailler, le ciel encore un brin obscur s'éclaircissait et prenait des couleurs rose pâle. La marée était au plus bas ce qui rendait la plage immense.

En arrivant je regardais le sable vierge, l'eau qui l'avait caressée avait effacé toutes traces, il était lisse, j'avais la sensation d'être sur une autre planète. C'est pour cela que j'aime cette plage, aucune vue sur la civilisation, pas de maison aux alentours, rien, que la vue sur d'autres îles et l'horizon qui offre tous les rêves.

Pourtant ce jour là j'étais triste, triste à en mourir. Seule, sans amour, sans tendresse, le cœur vide et la tête trop pleine de douleurs. Pourquoi avais-je choisi cette plage ce jour là ? Sans doute parce qu'elle s'appelle la plage des amoureux. Ici les amoureux peuvent se croient seuls au monde, peut de personne la connaisse, seul les gens de l'île savent qu'elle est là.

C'est presque un secret, comme si tout le monde voulait préserver celle-ci des rares touristes.

Après m'être assise un long moment pour pleurer, mon regard fut fixé par un couple de pélicans. Ils avaient l'air de s'embrasser, par moment le male déployais son aile comme pour cajoler sa femelle. Ce spectacle me rendait encore plus triste. Personne ne me cajolait depuis bien longtemps.

Je m'avançais vers eux pour mieux les observer lorsque je vis une bouteille prise dans des morceaux de filets de pèche. Je m'approchais alors pour retirer ce filet afin qu'il ne retourne pas à l'eau et emprisonne une tortue. J'ai souvent vu des tortues venir mourir sur le sable parce qu'elles étaient prisonnières de ces filets. Au moment où je saisie le filet je me rendis compte que la bouteilles était fermée, elle contenait un papier à l'intérieur. Je ne la rompis pas tout de suite par souci d'écologie, mais je restais quelques minutes là, intriguée par son contenu.

Je m'empressais de rentrer chez moi, un peu d'aventure m'attends pensais-je alors.

Arrivée à la maison je cassais le goulot et m'aidant d'une tige à brochette je retirais le papier.

Une belle écriture déliée, écrite à l'encre rouge, avec des lettres comme on n'en voit plus que rarement, celles qui ressemblent à l'écriture de nos grands-parents.

J'allais m'asseoir sur ma terrasse et je me mis à lire.

"Ma chérie,

Cette guerre nous a séparé et je ne sais pas si un jour nos cœurs pourront encore se serez l'un contre l'autre. Voila trop longtemps que je suis en mer, trop longtemps que je suis sans nouvelles de toi.  J'écris cette lettre aujourd'hui sachant que le mode d'expédition fera que jamais tu ne pourras la lire.  En écrivant cette lettre je veux crier au monde entier l'amour que j'ai pour toi. Tu fais vibrer mon cœur et ce n'est que par le souvenir du regard que tu m'as offert à Blois avant que je monte dans le train, que je trouve la force de survivre dans cette ambiance de terreur.

Demain nous aurons une journée dangereuse, je ne sais pas si j'en sortirai vivant. C'est la raison pour laquelle je n'enverrai pas cette lettre par le courrier normal parce que le temps que tu reçoives des bonnes nouvelles, s'il y en a, te paraîtrait un enfer. Et si je meurs tu le sauras bien assez tôt. Je laisse sur cette feuille l'empreinte de ma main, pour qu'elle rejoigne la tienne. Une goutte de sang pour te montrer que ton amour coule dans mes veines, et je signe par un baiser pour rejoindre tes lèvres.

Je t'aime infiniment,

Ton Paul."

La lecture de cette lettre me coupait le souffle, je restais là sans voix, les yeux remplis de larmes. Je la posai là sur mes genoux, je ne savais plus que penser.

Soudain mes chiens se mirent à faire un vacarme, ils avaient vu une biche passer au fond du jardin. Je me levais pour les faire taire posant machinalement la page jaunie sur la table.

A mon retour le vent avait fait tomber la feuille à terre, je me baissais pour la saisir et la relire, c'est là que je m'aperçue que le papier vieilli avait masqué les traces du nom de l'expéditeur.

En haut à gauche il était imprimé une en-tête.

Matelot Paul Gouon.

Je pensais toute la journée à ce Paul Gouon. Je me disais qu'il n'était sans doute pas mort, que la peur et l'angoisse lui avait dicté cette lettre. La nuit je ne pu dormir, pensant et repensant à lui. Le lendemain dès six heures du matin j'étais sur Internet à consulter les pages blanches à la recherche de Gouon à Blois.

Par chance je n'y trouvais que 3 familles. Je décidais de les appeler aussitôt pour me renseigner sur ce Paul.

Le deuxième coup de fil fut le bon, une voix chaude me répondit c'était le fils de Paul.

Je lui racontais l'histoire, il ne pouvait pas y croire, devant mon insistance il me dit que la personne à qui était adressé cette lettre était sa tante, enfin une tante par alliance. Elle était entrain de mourir, elle en aurait pour une ou deux semaines tout au plus. Je lui proposais alors de lui envoyer la lettre par DHL, le temps était compté.

Deux semaines plus tard un coup de téléphone m'annonçait la mort de la vieille dame. Elle était partie trois heures après avoir lu sa lettre d'amour. Le fils de Paul me dit qu'elle est partie sereine, elle n'avait jamais oublié son Paul, même si elle s'était mariée par la suite, Paul était son premier amour et de plus elle n'avait pas été heureuse en ménage. Elle avait pris cette coïncidence comme un appel de Paul, elle était morte en embrassant le papier, elle reçu ainsi son dernier baiser. J'étais heureuse pour elle, j'avais participé à adoucir se mort.

Six mois plus tard le fils de Paul vint me rendre visite sur mon île, un autre amour naissait sur la plage des amoureux.

Posté par Josie_Gourmande à 00:50 - Mes textes publiés sur Obsolettres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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