06.04.09
La suceptibilité.
ATTENTION :
Cette note est super longue, heureusement très facile à lire.
Je voulais faire un article sur la susceptibilité, je l'ai écrit, mais je ne pouvais en écrire 10 pages. je n'ai pas su comment tout aborder clairement. Alors j'ai trouvé sur un forum, une conversation lancée par quelqu'un et toutes les réponses qui ont suivies. Elles m'ont parues donner l'écho de ce que peut ressentir le susceptible aussi bien que ce que peut ressentir celui ou celle qui partage la vie du susceptible.
Je vous livre ici le tout. J'espère qu'il vous aidera si vous êtes vous même susceptible ou si vous vivez avec quelqu'un qu'il l'est.
Bonjour à tous,
A votre avis,
que dénote chez une personne une extrême susceptibilité ? J'ai
deux susceptibles dans mon entourage proche, et je trouve pénible de
ne pas pouvoir leur dire ce qui me blesse ou me déplaît dans leur
attitude à mon égard, car leur réaction à la moindre remarque est
démesurée. En général, ils me mettent en accusation plutôt que
de reconnaître leurs torts.
Bonsoir
Je pense que cela dénote
un manque flagrant de confiance en soi et donc en les autres.
Pour
ma sauvegarde, j'ai appris à me rapprocher de personnes avec
lesquelles je pouvais dialoguer en confiance, avoir des relations
saines basées sur l'honnêteté et non plus sur les non-dits.
Je
me suis éloignée petit à petit des personnes avec lesquelles je ne
pouvais pas avoir ce genre de relation directe, même si je les
aimais. C'était ça ou je me perdais dans le déni, la manipulation
et le chantage affectif.
bonsoir,
La susceptibilité!
souvent cela pourrit la vie, cela pourrit les relations. c'est le
contraire de l'humour, et peut être même de la tolérance. C'est ne
pas savoir se moquer de soi même, ne pas accepter les
autres.
Comment pouvoir être sincère, même sans être méchante
avec quelqu'un qui n'accepte pas d'entendre ce qui lui déplait. Déjà
, il n'est pas évident de savoir ce qui ne va pas plaire ! J'ai buté
sur ce problème. La première fois j'avoue n'avoir pas compris la
réaction de mon ami (ami, amitié pas ami, compagnon) et je n'ai pas
vu le coup venir. Pour peu que moi aussi j'ai été susceptible, on
ne s'en serait pas remis dès le premier coup de semonce.
N'ayant
rien compris, parce que tellement loin de cette façon de penser,
j'ai insisté et on est reparti. Puis d'autres occasions sont
apparues, lui s'est laissé aller, c'est la première fois qui est
difficile, comme si, une fois que les choses sont sues, cela ouvre
des vannes, on fait moins attention, et moi, moi je comprenais de
moins en moins que l'on puisse réagir ainsi.
Le résultat ?
c'est que j'ai surement trop insisté, mais j'avais l'impression de
me cogner la tête contre les murs, à force de ne pas comprendre et
de buter sur le silence. J'ai eu l'impression d'être jetée ,
liquidée, traitée comme une malpropre.
Et cela fait un mal de
chien, et maintenant tout est perdu.
Je hais la susceptibilité,
j'ai toujours eu du mal à supporter, maintenant encore plus que
jamais. Cela m'a couté une amitié. Et moi, je suis restée sur le
bord du chemin.
Alors la susceptibilité ! j'en aurais encore et
encore des choses à crier. Pourquoi n'est il pas possible de
s'expliquer sans que ce genre de sentiment vienne tout gâcher ?
Bonsoir,
Je dirais parce que
certaines personnes développent une telle image négative
d'eux-mêmes et peut-être même du monde extérieur qu'ils ne
supportent ni l'un ni l'autre. C'est en tout cas ce que j'ai vécu
durant de nombreuses années. La moindre remarque, même drôle, me
blessait et je répondais. j'étais alors "susceptible".
A
présent, ça va mieux, je prends du recul même si parfois, sans que
je réponde, des paroles me braquent. J'y réfléchis après
coup.
Je crois que certaines personnes se sentent si mal que
de toute façon, de "victimes", elles deviennent
"bourreaux" en rejetant leurs torts sur les autres et en
développant même parfois une animosité à leur égard.
Parfois,
quand on en vient à n'accepter que très peu de côtés de soi, la
moindre remarque dévalorisante nous blesse profondément, nous
renvoyant notre propre rejet à la figure. Enfin, je ne devrais pas
dire "nous", je ne parle pas pour un groupe. En ce qui me
concerne, je me détestais depuis tellement d'années, convaincu de
ma médiocrité, de mon manque flagrant d'intérêt que j'en étais
venu à ne rechercher que les personnes étant agréables avec moi.
La moindre remarque déplacée et je coupais les ponts avec la
personne. La moindre remarque me renvoyait l'image si négative que
j'avais de moi, et j'étais en colère contre la vie, en colère
contre l'autre de ne pas voir que j'avais une image si négative de
moi et de ne pas faire preuve de plus de tact, en colère d'être en
colère pour si peu.
C'est très dur à vivre, je me sentais
tellement mal de se sentir touché par des remarques qui peuvent
sembler anodine, encore plus fragile, vulnérable. J'aurais aimé
m'en ficher, mais finalement, j'avais peur, à chaque remarque, que
ce ne soit un motif de plus qui ferait fuir les gens loin de moi.
Encore un côté de moi rejeté. Un de plus. Additionné à tous les
autres. La peur d'être abandonné, la haine que j'éprouvais envers
moi-même d'être si misérable, de laisser les autres le voir, me le
dire, de continuer à vivre dans cette misérabilité sans pouvoir la
changer malgré tous mes efforts.
Mon cas était celui-ci. J'ai
pourri je ne sais combien de relations à cause de cette
susceptibilité, et j'ai perdu un grand nombre d'amitiés.
Cette
susceptibilité a grandement diminué après ma dépression, quand
j'ai enfin réussi à m'accepter tel que j'étais et à me prendre en
compte tel que j'étais, sans chercher à marquer des points en étant
apprécié ou non des gens, en me disant que j'étais moi, et que
c'était déjà très bien, que l'avis des autres était intéressant
mais que je ne devais pas vivre en fonction de celui-ci pour
m'estimer et être heureux, faire mes choix.
Depuis, je me sens
plus détendu avec les gens, j'accepte les vannes dites sur le ton de
la plaisanterie.
Cependant, inutile de le nier, je pense que c'est
un long travail pour ne plus être susceptible, à tort ou à raison
bien sûr, car cela demande de s'accepter et d'avoir conscience de sa
place dans ce monde, à mon sens. Chez moi, une certaine fragilité
subsiste, mais je ne me considère plus susceptible car j'ai appris
(ou j'apprends plutôt) à dire les choses simplement aux gens sans
les garder pour moi, à m'exprimer, à prendre ma place tout en ne
m'imposant pas, à me donner du plaisir en étant là. Et plus je le
fais, plus je me sens en paix, et plus mes rapports avec les gens
deviennent harmonieux, tolérants, ouverts. Tout le contraire
d'avant.
Je pense que ça demande du temps, mais que c'est
possible de s'en sortir.
Bonjour,
Je viens de lire votre réponse, et j'avoue qu'elle m'ouvre un peu les yeux. Je ne dis pas qu'elle me réconcilie avec la susceptibilité, non , pas tout de même, ni que cela explique tout ce qui m'est arrivé, mais de façon générale, elle a eu pour mérite de me faire prendre conscience de ce qui peut se passer dans la tête de la personne susceptible.
Bien sur j'avais déjà essayé de trouver des "circonstances atténuantes" mais ça ne restait que le fruit de ma réflexion et non celui de celle d'une personne en butte avec ce "problème".
J'y réfléchirai peut être un peu plus à l'avenir, mais il faut bien reconnaitre que ce n'est pas facile à vivre. Pour moi, il y a tellement de laideur partout, que lorsqu'on trouve une petite éclaircie à partager, j'ai du mal à accepter qu'on la gâche de cette façon. Et cela fait tellement mal.
Bonjour,
La suite de cette discussion
m'intéresse beaucoup. C'est bien de voir ce qui se passe dans la
tête du susceptible et de celui qui le subit.
Merci pour ton
témoignage, qui confirme ce que je pense depuis si longtemps : que
les personnes dont j'ai fait mention sont en fait vulnérables car
peu sûre d'elles, mais elles réagissent par l'agressivité à la
moindre remarque, même et surtout justifiée, au lieu de faire un
travail sur elles-mêmes pour s'accepter telles qu'elles sont, avec
leurs défauts. C'est cela qui me désole : qu'ils aient préféré
me pourrir la vie plutôt que d'entreprendre une thérapie. Car ça
ne doit pas être facile d'être susceptible, mais vivre avec des
susceptibles non plus.
Bonjour,
la psychothérapie n'est malheureusement pas un remède miracle, il ne marche pas avec tout le monde et surtout par avec les gens qui ne le souhaitent pas, la susceptibilité devrait être considérée comme un trait de caractère à part entière et non une tare, on ne reproche pas à un inhibé d'être comme il est on ne va pas l'obliger à aller consulter pour cela, mais il est certain que si cela gâche la vie des proches, ceux ci peuvent faire un travail sur eux même pour apprendre a être moins sensible aux réactions de la personne susceptible, ou bien s'éloigner d'elle ...
Bonsoir,
Eh bien c'est précisément ce que je fais, m'éloigner... Quel gâchis tout de même quand je pense à cette quantité de scènes de ménage , qui auraient pu être évitées si mon mari s'acceptait tel qu'il est et pas en homme parfait qu'il veut paraître... Cela coûte donc tellement de reconnaître ses torts et de demander pardon ?
Bonjour,
S'éloigner ? C'est ce que j'aimerais
pouvoir faire. Prendre du recul, me dire que cela ne vaut pas la
peine de continuer à souffrir, parce que ce qui s'est passé une
fois, deux fois, recommencera, immanquablement. Quel est l'avenir
d'une relation dans ces conditions puisque tout est bloqué !
Et
pourtant ! comme je l'ai déjà dit, le motif est tellement "futile"
pour moi, que les réactions que j'ai essuyées ne peuvent que tuer
le sentiment d'amitié que j'ai en moi. Par contre, moi, j'ai été
tellement perdue, que je n'en étais plus moi.
J'espère que tu
sauras garder suffisamment de bon sens pour essayer de faire face
"dignement" à ta situation. Cela dépend bien sûr de ton
contexte personnel. Cela peut te permettre de valider une décision
qui en fait est déjà quasi prise dans ta tête Disons que ce sera
le détonateur. Je te souhaite du courage en tous cas. Je sais que ce
n'est pas facile à vivre.
Bonjour,
Bien sûr que ça coûte, à l'orgueil démesuré d'une personne qui se veut parfaite, de reconnaître ses torts et de faire amende honorable ! :
Ça lui coûte sa perfection !
Et ça, rares sont les gens de ce type qui veulent risquer de la perdre, tant que la Vie ne leur a pas mis la baffe suffisamment grande qui fasse qu'ils ne peuvent que la lâcher, cette "perfection" de façade !
Et encore...Certains meurent avec, la main fortement crispée sur elle...
Il m'a fallu très longtemps pour comprendre qu'entretenir des scènes de ménage avec un homme pareil n'était pas digne de moi.
Lorsque j'ai compris cela, j'ai pu quitter cet homme qu'était mon ex mari et passer à autre chose en faisant l'effort colossal de ne pas me retourner et de continuer à avancer droit devant vers ma vie à moi avec mes enfants et des gens simplement honnêtes qui ont l'humilité de se remettre en question comme j'en fréquente à présent.
Bonsoir,
Je crois aussi qu'on se laisse piétiner
par des personnes susceptibles, tout le temps que l'on est
susceptible soi même.
Le jour où nous commençons à soigner
notre propre susceptibilité en faisant un vrai travail psy sur nous,
nous acceptons de moins en moins de laisser la susceptibilité des
autres nous pourrir la vie.
Bonsoir
Je ne pense pas que ce que vous avez
écrit soit forcément correct : Je crois aussi qu'on se laisse
piétiner par des personnes susceptibles, tout le temps que l'on est
susceptible soi même.
J'ai des défauts, surement beaucoup,
mais pas celui là, je ne suis pas susceptible, même si certaines
remarques me touchent bien évidemment, mais je n'apparente pas cela
à de la susceptibilité. Je suis même sure de moi (pour une fois).
Pourtant je subis.
Ne vous en faites pas , je ne l'ai pas mal
pris.
Bonsoir
Alors je parlais pour
les gens qui me ressemblent, car j'ai eu le courage de m'éloigner
des gens susceptible à partir du moment où ma propre susceptibilité
a commencé à s'atténuer à force d'un travail sur moi en
psychothérapie de groupe.
A présent que je suis beaucoup
moins susceptible, que je me remets facilement en question, je ne me
laisse plus enquiquiner la vie par des gens qui ne veulent pas se
remettre en question lorsqu'ils ont tort ou autre; Je passe mon
chemin et laisse ces gens là où ils veulent rester :
Loin
d'eux-mêmes, donc loin de moi.
Bonsoir,
Vos témoignages, m'éclairent
beaucoup. Je me sens moins seule dans mon problème. Chez mon mari,
c'est au point qu'à chaque fois qu'il commet une maladresse, au lieu
de s'excuser, si je lui fais une remarque, il me fait une scène sur
mon caractère exécrable. Et cela est le détail, il va sans dire
que sur les blessures très profondes qu'il m'a infligées par
violence verbale et psychologique, il retourne encore la situation en
se positionnant comme victime de la femme détestable que je suis
censée être.
Vous avez raison dans le sens où j'apprends à
résister à cette pression intolérable par ma propre thérapie. Je
ne pense pas non plus être susceptible, plutôt très sensible et
vulnérable. La différence avec la susceptibilité, c'est que je
reconnais volontiers mes torts et demande facilement pardon, ce qui
n'est pas le cas d'un susceptible.
Et si je vous dis que la
susceptibilité de mon mari n'est rien au regard de celle de sa mère,
vous comprendrez de quel nœud de vipères je suis en train de
m'extraire...
Bonjour,
Je vivais la même chose que ce que
vous écrivez ci-dessus avec mon ex mari.
Nos maladies psys
étaient complémentaires :
Je m'excusais de tout, il ne
s'excusait de rien ou presque.
J'avais baigné dedans depuis toute
petite avec ma mère. Ce jeu me détruisait mais j'y étais habituée,
je ne connaissais que lui, jusqu'au jour où moi aussi j'ai décidé
de m'en extirper en m'occupant de moi et en me soignant.
Bonne
continuation dans votre travail de récupération de vous même !
Vous verrez, lorsqu'on se libère des susceptibles, tout est
différent, tellement plus vaste et intime en même temps !
Mais
ce n'est pas facile...24 heures à la fois, c'est possible.
Bonsoir
En lisant ton message dont je te
remercie, je poursuis.
Mon mari sait qu'il est susceptible, mais
il me dit qu'il est comme ça, que je dois l'accepter. Je trouve cela
un peu facile, car j'ai pris beaucoup sur moi pour supporter sa
mauvaise foi, ma thérapie n'est pas toujours une partie de plaisir,
et je ne vais pas lui donner pour but de m'écraser plus facilement
devant les sautes d'humeur de mon mari. Lui ne se remet pas en
question et ne consulte pas, alors que je ne suis pas la première
compagne à déprimer à ses côtés.
Nous sommes en train de nous
séparer. Ton message me donne de l'espoir car je me dis que j'ai
encore un avenir. J'entame la quarantaine et j'ai envie de vivre sans
avoir besoin de tendre le dos à chaque fois que mon mari est
confronté à ses limites et se défausse sur moi de son
insatisfaction personnelle. Il m'a dit un jour : "Mon problème,
c'est toi", phrase destructrice au possible pour une personne
qui essaie de se reconstruire au sortir d'une dépression.
Quant à
ma belle-mère qui se complaît dans l'illusion d'avoir été une
mère parfaite alors qu'elle est plus qu'abusive, elle estime que ses
fils sont parfaits et que tous leurs problèmes viennent de ses
belles-filles. Climat psychologique étouffant.
Je me demande
combien il faut de relations gâchées aux susceptibles avant qu'ils
se remettent enfin en question.
Bonjour
Alors lorsque son
"problème" l'aura quitté, il ne pourra que s'en
réjouir...
Mon ex mari disait la même chose jusqu'au jour du
divorce effectif où là, il a dit à son avocat en pleurant sur son
compte comme d'habitude (J'ai cru longtemps que lorsqu'il pleurait
c'était parce que je le faisais souffrir, jusqu'au jour où j'ai
enfin bien voulu voir mon ex mari tel qu'il était : Un égocentrique
parfaitement étanche) :
"Je n'aurais jamais pensé qu'elle
serait allée jusqu'au bout"
Ben si...Ce jour là,
j'étais arrivée au bout du bout de mes concessions; Je n'avais plus
rien à concéder de plus à mon ex mari que ce divorce qu'il avait
d'ailleurs demandé un an auparavant, car je ne voulais pas revenir
sur ma décision de n'avoir de rapport sexuel avec lui que lorsque
j'en aurais envie.
Il m'avait "menacée" de divorcer, je
n'avais plus voulu entendre son chantage affectif cette fois là, je
n'avais entendu que ses mots.
C'était un mardi je me souviens; Il
m'avait dit : "Bon, Sylvie, moi j'en ai assez, on ne vit plus
comme un vrai couple, on n'a plus de rapports sexuels, je veux qu'on
divorce"
J'avais ressenti une petite joie toute vive; Je
n'avais plus peur.
Je lui avais répondu tranquillement : "Ecoute
X, on est Mardi, si Jeudi tu n'as toujours pas changé d'avis, on
prend rendez-vous chez l'avocat et on lance la procédure" (Il
avait dû être saisi d'étonnement à présent que j'y repense, car
il n'était pas habitué à ce que je me situe aussi clairement face
à lui; Il était habitué à ce que j'abonde en son sens, que je
cède à ses demandes non formulées; Là, je n'avais répondu qu'à
ce que j'avais entendu sans interprétation d'aucune sorte; Je ne
m'étais pas lâchée)
Le Jeudi il n'avait toujours pas changé
d'avis, j'ai pris rendez-vous chez l'avocat.
Comme par hasard,
l'avocat nous a donné rendez-vous le jour anniversaire de nos 13 ans
de mariage.
On est allés au rendez-vous et la procédure a été
lancée.
J'ai compris, suite à la réflexion qu'il avait faite à
son avocat un an après, que tout le temps de la procédure, il
espérait que je ferais machine arrière, que je m'assoirais sur mes
décisions, que je me lâcherais encore une fois et que j'accepterais
de coucher avec lui sans envie (je lui avais demandé d'être
patient, que je ne pouvais plus avoir des rapports sexuels juste pour
lui faire plaisir ou pour jouer au couple, que je me soignais...il
avait accepté...Trois mois...Puis avait voulu me faire du chantage
au divorce; Il est mal tombé cette fois : J'avais atteint mon point
de non-retour.)
J'étouffais et mourais à petit feu (parfois
à grand feu).M'en extraire m'a demandé beaucoup de courage,
d'acceptation et de Foi, un jour à la fois.
Depuis, j'ai
rencontré mon complément dans la santé, l'Homme avec lequel je vis
heureuse, qui me respecte et que je respecte; Nous nous sommes
mariés, je peux dire que le jour a vraiment succédé à la nuit !
J'avais eu 3 enfants avec mon ex mari.
Rien ne s'est fait sans
mal, mais petit à petit, avec le temps, tout est rentré dans le bon
ordre.
Tout le temps que je suis restée à me
poser des questions, à vouloir tenter de comprendre les autres, je
me suis tenue éloignée de moi.
Lorsque j'ai commencé à
m'occuper de moi (chez les Alcooliques Anonymes pour ma part), que
j'ai appris à parler de moi avec l'autre et non à parler de l'autre
avec moi, que j'ai bien voulu me laisser aller au plaisir de
ressentir que la personne la plus importante pour moi c'était moi,
bref que j'ai commencé à m'occuper un peu plus de mon nombril que
du sien, j'ai commencé à guérir.
N'essayez pas de
comprendre la maladie des autres ou d'attendre que les autres se
soignent .Tout le temps que vous vous préoccupez de cela, vous vous
maintenez dans quelque chose de malsain pour vous car vous ne vous
occupez pas de vous.
Bien sûr ça fait très peur de
s'occuper de soi lorsqu'on a été élevé à se préoccuper des
autres ou lorsqu'on a cette nature, lorsqu'on pense qu'il est
indécent de penser à soi...Mais je crois qu'il faut en passer par
là si l'on veut se tirer de certaines dépendances destructrices,
selon comment on est...
Bonjour les amis,
je suis dans le
milieu musical.
Depuis quelque temps j'ai des problèmes avec
certaines personnes à cause de leur grande susceptibilité.
Je
crois que j'ai une façon un peu rude de communiquer, mais je ne suis
pas méchant. Je veux que les choses avancent, je suis toujours le
moteur de tous les plans et j'ai une connaissance plus approfondie de
la musique que mes camarades. ça c'est tout à fait objectif et
reconnu. Après je dois par exemple expliquer au bassiste comment
doit tourner le morceau ou au clavier quels accords il doit jouer.
J'ai dit d'avance que je n'y met pas toujours la forme, je dis les
choses comme elles sont, mais je ne suis pas un type obstiné qui
veut avoir raison; c'est que dans la musique il y a certaines lois
que l'on ne peut pas transgresser, sinon tu fous tout parterre. Mais
mes remarques (aussi pertinentes qu'elles soient) sont souvent mal
interprétées. Et puis craque, on me fait la gueule et on n'avance
plus...l'horreur quoi.
Encore hier le bassiste s'est fâché pour
quelque chose et je ne savais même pas que c'était à cause de moi
! je l'ai appelé aujourd'hui et je l'ai découvert.
Alors,
comment je peux éviter un truc dont je ne m'aperçoit même pas ?
Je
suis désespéré...surtout que je l'aime bien, mon bassiste...
Bonsoir,
Pas facile effectivement... pour avoir
été (encore un peu, j'avoue!) susceptible, je peux vous dire que
j'ai encore beaucoup de mal à digérer certaines réflexions...
venant de certaines personnes. (Néanmoins, il y a deux personnes sur
Terre qui peuvent me dire réellement ce qu'elles pensent... Je sais
que ce n'est pas pour me détruire... )
Quand on me balance un
truc "brute de fonderie", sans se demander si ça peut
faire mal, j'ai du mal à rester stoïque... Aujourd'hui, j'accepte
les critiques, si elles sont constructives, et bien formulées. Oui,
je sais, ça limite le champ d'action ! mais bon, c'est déjà un
début...
Il me semble que c'est M... qui évoquait plus haut
une opinion déplorable de soi-même, chez les susceptibles. Oui, je
confirme... Et c'est dur de s'en défaire... tellement dur que ça
prend des années... et le problème, pour ma part, c'est que quand
je me prends une réflexion, notamment si elle est injustifiée, ça
renvoi à :
"dis donc, je fais des efforts pour m'apprécier un peu, si vous pouviez éviter de tout détruire en 3 mots... " donc je ne veux pas comprendre la critique...
ou bien "bouhouhou, je savais bien que j'étais qu'un nul" bref, pas constructif non plus...
En fait, en me relisant, je me dis que
j'ai encore beaucoup de chemin à faire !!!!
Bises...
Bonjour,
Cela fait 7 mois que je
suis avec ma copine... Mes sentiments sont très forts pour elle et
réciproquement... Le seul souci c'est qu'elle est très susceptible
et je risque de la perdre à cause de ça... Pour une peccadille,
elle m'en veux, cela fait cinq jours qu'elle ne m'adresse plus la
parole et je ne sais pas si mon histoire avec elle continuera...
J'suis parti pour faire une bonne dépression car pour moi elle seule
compte et si je la perd je ne sais pas comment je vais me
reconstruire. J'ai lu tout ce qui a été dit sur ce forum sur la
susceptibilité et pour moi c'est une pathologie du à un manque de
confiance en soi ... J'aimerai combattre avec elle ce mal (si elle
décide de revenir vers moi) pour que l'on soit heureux et non qu'il
nous gâche la vie.
Si vous avez une "solution miracle"
à me proposer pour qu'elle revienne vers moi n'hésitez pas à m'en
faire part car je ne sais plus quoi faire...
Bonjour à tous
A votre
avis, que dénote chez une personne une extrême susceptibilité ?
J'ai deux susceptibles dans mon entourage proche, et je trouve
pénible de ne pas pouvoir leur dire ce qui me blesse ou me déplaît
dans leur attitude à mon égard, car leur réaction à la moindre
remarque est démesurée. En général, ils me mettent en accusation
plutôt que de reconnaître leurs torts.
Bonjour,
je fais
remonter ce topic des limbes car je l'ai trouvé par hasard et il m'a
apporté un grand réconfort.
Je vis depuis près de deux ans avec
un susceptible.
Il a effectivement une piètre estime de lui-même
et les paroles qu'il déverse dans nos querelles ou celles que je lui
arrache lorsqu'il boude, sont éloquentes. Voici ses "croyances"
:
"j'en prends toujours plein la gueule"
"je
suis qu'un pauvre c***"
"tous mes efforts ne servent à
rien"
Je me suis aperçue en outre que son comportement
est fortement manipulateur et qu'il profite d'instants de faiblesse
de ma part (fatigue, soucis, douleurs etc.) pour me "solliciter"
et interpréter mes réactions comme de l'agressivité.
J'ai tout
essayé, de la douceur à un système de gestes-clés. Rien à faire.
Ce genre de personne ne supporte pas l'amour et l'attention qu'on
leur porte, ils sont dans un doute perpétuel, toute confiance peut
être détruite par une simple de leurs pensées. Pas de recul, pas
de capacité d'auto-dérision.
Cela me fait de la peine, mais
je crois que tant qu'ils ne reconnaissent pas leur pathologie et
qu'ils ne se prennent pas en main, toute tentative de vie commune est
vaine. Car une relation perverse s'instaure rapidement où l'un se
sent persécuté et l'autre perd patience puis confiance.
Bonjour !
Ce post m'a
éclairée sur un point .
La susceptibilité exacerbée , c'est à
dire une réaction EXAGERE à la situation PRESENTE vous renvoie à
une situation passée , que vous reproduisez inconsciemment et qui
vous saute à la figure comme un chat sauvage ou un flash .
D'où
l'incompréhension de l'interlocuteur .
Car il n'était pas
toujours l'acteur de la situation passée !
Mais comprendre cela
, c'est déjà beaucoup , et aussi que les personnes susceptibles
n'ont souvent pas confiance en elles .
Il faut aussi
distinguer la sensibilité et la susceptibilité.
Certaines
personnes ont été habituées , et c'est louable , de par leur
éducation et /ou leur caractére à "mettre les formes" ou
à "ménager la susceptibilité de l'autre" , en Diplomatie
cela peut s'appeler laisser une porte de sortie honorable .
Et si
par ailleurs , cette même personne se trouve confrontée avec une
autre "brut de décoffrage", qui n'aura pas les mêmes
délicatesses , ses propos , son attitude physique parfois ,
choqueront , heurteront la première personne, car elle ne comprendra
pas pourquoi n'y a pas de RECIPROCITE .Et bien sur cataloguera
l'autre d'agressivité , ou de méchanceté ...
C'est à dire ,
je fais attention à toi , j'attends donc de toi que tu fasses
attention à moi !
L'homme est un animal social , et il y a un
minimum de règles à respecter pour ne pas agresser inutilement , ou
se sentir agressé , alors que l'autre n'était pas dans l'intention
de nuire .
Bonsoir
La susceptibilité ne vient t-elle pas
aussi qu'on projette sur l'autre le manque de confiance d'où
l'agressivité refoulée.
Je suis susceptible du fait que j'ai du
mal à dire non alors que je le voudrais.
Je deviens presque
agressive si quelqu'un s'oppose à moi ou me dit non. Je suis très
susceptible dans ce cas là donc soit je me défends soit je fuis.
Tout dépend de mon état. Ensuite je culpabilise.
Bonsoir
Ce topic m'a aussi aidée a comprendre
un peu mieux mes parents avec qui j'ai des relations plus ou moins
difficiles.
en fait j'ai toujours peur de leur faire du mal ...
rien qu'en vivant ma propre vie, classique et sans problème, mais
avec des choix qui ne sont pas les leurs.
Dans nos disputes leurs
paroles c'est aussi :
"de toute façon je sais je suis une
mauvaise mère, j'ai tout raté"
ou la tête déprimée alors
qu'elle n' a pas non plus tout raté : avoir 3 enfants qui l'aiment
et en bonne santé ce n'est déjà pas bien ça ?
je pensais que
c'était parce que c'étaient mes parents que j'avais tant peur de
leur faire du mal sentiment que je n'ai avec personne d'autre mais en
fait je crois qu'ils sont susceptibles.
je suis d'accord que
l'éloignement par rapport à des personnes susceptibles peut être
une solution mais quand il s'agit de ses parents, qui sont très
gentils??
je suis tiraillée entre 2 pensées :
- prendre mes
distances : parce qu'avec eux je ne passe pas de moments agréables :
il faut faire attention à ce qu'on leur dit.
- les voir
régulièrement car un jour ils ne seront plus là...
Et ma
question que je me pose souvent : puis-je seule, arranger ses
relations ou seront ils toujours comme ça ?
merci de m'avoir
lu
Bonjour à tous.
Je suis tombé
sur ce topic par hasard, et étant moi même susceptible, (et même
très.. ) je dois dire que c'est incroyable comment je me suis
reconnu dans le message de M.
Oui en effet. Je pense avoir un
terrible manque de confiance en moi. D'ailleurs ça me donne des
conséquences.
Je crois que mon manque de confiance à été
instauré dès l'enfance, pas une seule fois j'ai eu des
encouragements...que des remarques ou des accusations, telles que
"non mais tu ne comprendras jamais rien de toute façon."
ou "t'avais qu'à faire attention "c'est comme ça (du
moins je pense) que mon manque de confiance s'est agrandit.
Maintenant 22ans, je n'ai jamais eu de petite copine,
probablement à cause de ça. Impossible pour moi d'aller vers
(elle-s). C'est pas la peine, je ne mérite pas de l'avoir, elle est
trop bien pour moi, elle va vite se lasser de moi surtout avec mon
manque d'expérience, en effet, qu'est-ce qu'une personne va se
préoccuper de nous! des mecs il y en a plein partout!
Enfin
voilà.. maintenant, ça me fait toujours rire quand on me dit des
compliment, ou des qualités. J'aime pas les compliments.
Voilà..
en plus de la susceptibilité, j'ai aussi d'autres défaut
désagréable pour mes relations avec les autres.. soit ça se fini
en une tête "bizarre" ou bien, ça se fini en engueulade.
ensuite, je coupe les ponts.
Raz le bol de cette
susceptibilité enfin.. raz bol de ce que je suis!
Commentaires
comprendre la suseptibilité
La susceptibilité ; je pense qu'on en a tous mais plus ou moins marqué lorsque l'on a vécu qq de grave dans une vie.
Pour ma part, maltraitée enfant (physique et morale), mise sous tutelle 13ans et demis à 24000 km de son lieu de naissance... étudie tant bien que mal;longtemps observatrice de ce monde nouveau qui s'offrait à moi... ; A 16ans j'entends une conversation d'adulte (voici la ptite que l'on fait ramener en souvenir de ce pays lointain ; je passe mais examens mon bac je manque presque de le passer car j'ai subi un licenciement économique qui me fait perdre ma formation car j'alternais(entreprise+école); je décide de tout de même en candidat libre; lors de ce passage un membre du jury fait une remarque à la simple vu de ma carte d'identité (il va vous falloir descendre de votre beau cocotier des îles de Frances pour y arriver...les filles des îles de rêve en générale sont nonchalant) c'était une épreuve d'éco droit, j'ai fait un scandale car sans même avoir ouvert la bouche mon juge avait déjà un préjugé; je fini par le passer avec une autre personne ;... le BTS à Versailles ; bien qu'un drogué a pu perturber l'épreuve en se mettant à foncer en courrant dans toutes les tables alignées...., au travail je rencontre un ami et quelques années après il devient mon mari mais je perds deux fausses couches tardive à 5 mois de grossesse à chaque fois; il dit qu'il faut remettre çà à chaque fois, je ne plus le supporter surtout physiquement , je vomie sans arrêt et un jour décide de partir ...on décide de suivre une conciliation maritale ...il me fait du chantage (que si je part, il se brûle dans notre maison..)...en m'assurant que ces proches l'entouraient (je contact ses amis, ses parents et son boss); je fini par divorcer en lui laissant tout : maison/terrain ; je pars à 28ans sac à dos dans la capitale ....je travail dans un building à la défense un boulot que j'ai adoré et j'ai été très fier que mon nom soit poser sur une porte de la capitale ...après mon travail,je m'investissait dans des associations d'étudiants sans montrer à quel point mon coeur souffrait ; je m'oubliait on offrant sourire et services à tout ceux là jusqu'au jour où je rencontre un étudiant ...je l'aide à passer ses exams il réussi et il décide de me ramener dans mon pays puisqu'il y est né aussi alors ma fille née ....la vie est faite de superbes rebondissements mais il n'en reste pas moins que je m'isole... car la susceptibilité a été que grandissante sous cette carapace forgée au gré des année et effectivement ébranlée par le manque de confiance en sois ...je n'arrive pas à m'intégrée comme je le souhaite avec mes parents et beaux-parents ici et n'arrivant pas à participer à leurs conversations qui a mon goût étant trop intellect ou trop hautain...je me sens souvent seule ; je me sens incomprise de mon conjoint car je ne le vois pas éprouver du plaisir à être juste à trois surtout le week-end, j'ai beau en discuter avec lui mais c'est comme s'il ne faisait qu'écouter et rien ne change ; il est tout le temps au sport, et lorsque l'on se voit c'est presque 1 h avant de s'endormir. J'effectue mes 41h par semaines et je savoure uniquement les moments avec ma fille ....mon seul havre de paix. Il y a tout de même des jours quant au boulot c aussi dur ...je me réveille avec un raz le bol.
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