11.11.05
A ma fille
En lisant ce matin les beaux textes de Indoniisian et petitefleur, j'ai pensé à ma fille.
Je l'ai eu très jeune, j'avais à peine dix huit ans, cependant dès le premier jour où j'ai su qu'elle était là, dans mon ventre, je l'ai aimé. L'amour, la complicité, nous ont toujours accompagné.
Mon jeune age m'a permis d'être à la fois une maman et une grande sœur pour elle. Nous sommes les meilleures amies du monde. Aujourd'hui elle vit loin de moi, mais nous nous appelons tous les dimanche et essayons de nous voir le plus possible. Je sais qu'elle est heureuse. Je suis fière d'elle, je suis satisfaite de moi. J'ai partagé avec elle mes années de jeunesse, elle à été mon plus beau cadeau que la vie m'a donné.
J'avais écrit un poème pour elle, je vous le fais partager ici.
Je t'aime ma fille, ma chérie.
À MA FILLE,
J’étais presque une enfant je n’avais pas grandi,
Et toi tu es venue te greffer dans ma vie.
Dès le premier instant que j’ai senti en moi
la graine d’un enfant j’ai ressenti la joie
J’allais enfin pouvoir donner tout cet amour
Qui au fond de mon cœur était depuis toujours.
Alors j’ai regardé mon ventre s’arrondir
L’effleurant de mes doigts je te sentais grandir.
Je te parlais aussi, je te sentais complice
Tu étais mon amie, mon bébé, mon délice
Chaque jour mon corps frêle s’arrondissait un peu
Je savourais la joie nous étions une en deux.
Puis est venu le jour ou après les douleurs
J’ai pu enfin te voir, te serrer sur mon cœur
Tu étais minuscule mais tes yeux grands ouverts
Illuminaient ma vie, mes jours et mes hivers.
Ensemble nous avons suivi ce long chemin
Qui mène de l’enfance, de l’hier au demain
Bien sur nous avons eu nos quelques différences
Parfois nous nous fâchions puis reprenions la danse
Je ne suis pas certaine d’avoir bien su t’aimer
Mais je sais qu’en mon cœur tu es là à jamais
Alors si dans ta tête tu as quelques rancœurs
Je viens ici te dire que tu es mon bonheur
Tu es et tu seras toujours mon doux bébé
Et j’ai la nostalgie de pouvoir te bercer
Te prendre dans mes bras ou de guider tes pas
Comme je le faisais il y a longtemps déjà
Aujourd’hui tu es femme, et de toi je suis fière.
Les dieux ont exhaussé mes plus belles prières
Je souhaite de tout cœur que mon bébé d’amour,
garde ce doux sourire que tes lèvres ont toujours.
Et c’est modestement que j’écris ce poème
Qui a chacun des mots te souffle des : "je t’aime."
26.10.05
Poupée Vaudou
Voilà bien longtemps que je suis là,
Je m’ennuie, je suis seule alors je rêve encore.
Posée sur ce coussin qui sert de matelas
J’imagine le prince qui changera mon sort.
Il viendra un beau jour, il me fera la cour
Caressera mon corps, sortira mes aiguilles
Rendra douces mes nuits, ensoleillés mes jours.
Je suis poupée vaudou je serai jolie fille.
Où es tu mon beau prince ? Quand viendras tu me voir ?
Lorsque tu poseras tes lèvres sur les miennes
Les sorcières à jamais perdront tous leurs pouvoirs
Et mon corps de chiffon sera corps de sirène
Avec un doux baiser je changerai le monde
Et les poupées vaudou pour le bien serviront
Les fées se donneront la main pour une ronde
Je serai libérée et nous nous aimerons.
Gourmande.



