31.12.08
MON AMI.
Il est là depuis 5 jours aujourd'hui. En mission spéciale. Pourtant hier au soir quand nous en parlions il était presque incapable de dire depuis quand il était arrivé. Le décalage est tel qu'il en perd la notion du temps.
Je suis heureuse de le voir s'émerveiller de tout. il absorbe comme une éponge tout ce qu'il voit entend, goûte, touche. C'est un amoureux de la nature, de la vie et des hommes...(Euh....avec une préférences pour les femmes quand même.)
Je le connais bien et cependant je le découvre toujours plus. Tendre, compréhensif, réfléchi, sérieux, un brin timide ou plutôt un brin effacé, par peur de déranger sans doute.
J'adore observer ses étonnements, ses découvertes, ses premières fois....un bain de mer entre Noël et jour de l'an, boire de l'agua de pipa, manger du coquillo, grimper au cocotier.....c'est autant de cadeaux qu'il me fait en permanence.
Il est venu pour répondre à mon invitation, un appel urgent en fait ! il a juste hésité quelques minutes avant de se lancer dans l'aventure. Je l'en remercie publiquement ici, c'est une belle preuve d'amitié et de solidarité qu'il m'a offert.
Parfois j'ai la sensation d'abuser un peu de lui, pourtant il y prend plaisir, il s'intéresse, il écoute, pense, répond avec une patience et une volonté faire bien, de dire bien, de sentir bien. J'ai beaucoup de chance.
Je vois et comprends qu'il donne et qu'il reçoit aussi beaucoup. C'est ce qu'il m'a dit. Je sens alors un équilibre entre ce que je prend et ce que je donne. Une harmonie dans la relation. C'est beau, c'est fort.
Aujourd'hui je l'ai laissé avec mon homme....entre hommes ! Il va jouer à l'apprenti marin, il a fait ses premiers pas de moussaillon avec brio. On dirait un enfant qui s'émerveille....c'est beau à voir.
J'ai donc une journée à moi, je vais m'occuper de mettre un peu d'ordre dans la maison, parler parler parler c'est bien, mais le ménage ne se fait pas seul. Pour ce soir je vais préparer un repas de réveillon que nous savourerons sur la terrasse face à la mer. Ensuite nous irons en voilier jusqu'à l'île voisine, nous mouillerons dans la baie pour admirer le grand feu d'artifice que lance chaque année le grand hôtel. Peut-être un bain de minuit pour lui faire découvrir l'effet fluorescent du plancton la nuit. C'est quelque chose de presque magique.
Voilà, je voulais vous faire partager un petit morceau de ma vie en ce moment.
Je souhaite à tous et toutes un merveilleux réveillon et une TRÈS BONNE ANNÉE 2009.
24.12.08
L'amour c'est fou !
J'ai lu une belle note chez psyblog qui m'a donné l'envie de faire la même chose.
Voilà, c'est fait ! Et vous qu'avez vous fait par amour ?
Moi j'ai :
- Passer
des heures sur internet et avoir des factures de 800 euros par mois à
cause de ça. (à l'époque on payait comme une
communication téléphonique.)
- M'évader 8 jours avec lui (lui s'évader aussi)
- Partir de mon pays ensoleillé pour sa ville triste et grise et y passer 3 ans .
- Appeler les pompiers pour qu'ils aillent le secourir alors que j'étais à 12000 kms de lui (il avait bu, poussé un cri au téléphone, avait coupé celui ci et je ne pouvais plus le joindre. J'ai cru qu'il avait eu un infarctus).
- Composé avec ses enfants qui comme tout enfants rejettent la belle mère ( à présent ils m'adorent)
- Supporté toutes les crasses de son ex.
- Passé des Week-end seule dans une ville nouvelle pour moi parce qu'il ne pouvait pas venir me voir.
- Passé des heures à lui remettre son bateau en état, celui-ci étant à l'eau, ( bonjour le sauna et le mal au coeur.)
- Accepté d'aller chez ses parents alors que ceux-ci m'ignoraient ouvertement.
- Écris des poèmes pour lui
- Pensé au suicide
- Pleuré pendant 8 heures dans un avion parce que la séparation était trop difficile.
- Guetter une lumière à sa fenêtre
- Nagé depuis la plage jusqu'à son bateau en peine nuit après une dispute, pour le retrouver (morte de trouille dans l'eau noire).
- Fais l'amour dans la voiture sur un parking d'autoroute.
- Accepté de monter dans sa voiture les yeux bandés pour qu'il me mène sur un lieu surprise (c'est pas clair mais je peux pas en dire plus)
- Fais l'amour sur une plage
- Écouté sa voix pendant des heures
- Rêvé pendant des mois avant de le rencontrer
- Eté malade à en mourir après une dispute (ça m'arrive encore).
- Attendu des heures ou des jours qu'il veuille bien se réconcilier après une querelle (ça aussi ça m'arrive encore)
- Eté sa confidente pendant des mois avant que nous nous déclarions notre flamme.
- Conseillé du mieux que j'ai pu quand il en eu besoin.
j'en oubli sans doute.
Je
dois :
Cesser
de péter les plombs pour un oui ou pour un non et commencé
à voir la vie plus sereinement.
Accepter
ses silences.
17.09.08
Qui croit qu'on s'ennuie si on vit sur une île ?
Il y a des jours où je n'ai as une minute à moi et croyez le si vous voulez, je n'ai bien souvent même pas le temps d'aller à la plage.
Il faut dire qu'emménager sur une île, n'est pas simple. Faire les cartons, charger la voiture aller jusqu'à la plage, charger la lancha, faire le voyage entre les deux îles, décharger sur les rochers, monter à dos d'hommes tous les paquets, désempaqueter et ranger. En plus, il faut fignoler l'installation dans la maison et la déco, et comme il n'y a pas de commerce à moins d'un quart d'heure d'avionnette ou de 7 heures de voilier, et bien pour beaucoup de chose je fabrique moi même avec les moyens du bord.
Je dois dire que j'y trouve un certain plaisir, je dirai même un plaisir certain. Par exemple installer des rideaux... sans tringle. Un morceau de tube de PVC, restant de la tuyauterie d'eau, remplie bien la fonction de tringle. Un bambou amoureusement trouvé sur une plage sera taillé et servira de vase à fleur. une grande vitre rescapée d'une vielle fenêtre est vite devenue un grand vitrail qui remplace deux planches qui ont brûlé au plafond de la salle de bain.
Et oui, un court circuit sur un spot du plafond à mis le feu à celui-ci et par bonheur nous sommes rentrés à temps pour l'éteindre. N'empêche que deux planches avaient brûlé et comme la ville est loin et que nous n'y allons pas tous les jours....je voulais réparer et retrouver un plafond neuf rapidement, d'où l'idée du vitrail. Finalement le résultat me plaît beaucoup. Avec quelques reste d'une bande de plomb autocollante et un peu de peinture acrylique un beau soleil est venu égayer la vielle vitre. Je trouve que c'est même plus joli qu'avant.
J'ai aussi trouvé une vielle porte qui me plaisait bien et j'ai voulu y peindre un pélican en donnant un effet vieilli, je me suis régalé à peindre cet oiseau que j'admire tant sur nos plages. En le peignant je sentais que je caressais chacune de ses plumes. Je lui donnais de l'age. Je pense que le résultat et pas mal du tout.
En plus de ça, il y le
jardinage....moi qui suis très manuelle, j'avais horreur de
jardiner. Par la force des choses, je m'y suis mise et je dois avouer
que finalement c'est assez satisfaisant.
Par chance j'ai trouvé
dans mon jardin une petite plante fleurie qui avait poussé là
seule. Je connaissais cette plante et je savais qu'il est très
facile d'en faire des boutures. Aussitôt j'ai coupé
quelques unes des fragilesbranches fleuries et j'ai repiqué
d'ici delà. J'ai taillé quelques hibiscus dans mon
ancien jardin et j'ai planté les boutures ici dans mon nouveau
chez moi. J'avais aussi acheté quelques graines de fleurs et,
résultat, après deux mois, j'ai des jolies fleurs qui
garnissent les grosses pierres volcaniques qui sont dans le jardin
depuis des millenaires.
De jour en jour la maison et le jardin s'améliorent, de jour en jour nous nous sentons de mieux en mieux ici et notre choix d'avoir changé d'île était le bon. Nous nous sentons très proches des natifs qui vivent ici depuis plusieurs générations et nous avons même entrepris de donner des cours d'informatique aux gens du village que ça intéressait. Le cours pour adulte est terminé et le 23 septembre nous commencerons les cours pour les enfants qui rentreront l'année prochaine en 6eme. Ici la rentrée des classes se fait fin mars.
Au programme pour les mois qui suivent, la visite de mon frère et ma belle soeur, qui arriveront le 12 octobre. Nous partons tous les 4 à Miami chez ma fille le 24 octobre. Mon frère ma belle soeur et mon homme voyageront jusqu'en France le 26 tandis que moi je resterai à Miami m'occuper de ma poupée de petite fille jusqu'au 10 novembre date de retour de mon homme.
Ce sera le moment de s'occuper à plein temps de la mise en place de la future construction de ce que sera notre maison, puis du mariage, puis de planifier....un beau voyage de noce....Ouf !!! j'attends de souffler un peu.
30.06.08
Notre déménagement, d'une île à l'autre.
J'avais la paresse d'écrire alors j'ai piqué la note que mon chéri a mise sur son blog....avec sa permission bien entendu....
Ça y est !
Nous avons déménagé sur l'île de Saboga. Nous devions vendre notre maison de Contadora, un peu par goût d'aller sur une île plus “sauvage” et un peu par obligation (vous savez, divorce, partage et toute ces choses rigolotes).
Donc le 15 mai nous avons fait la “mudanza”. L'opération demande pas mal de manutention : on charge un pickup, on va à la plage, on charge la “lâcha”, voyage de 20 nm jusqu'à Saboga, déchargement sur les rochers, et on termine par la montée du bazar sur la longue pente qui mène à la maison.
Évidemment, il a fallu plusieurs voyages de pickup, de lanchas et d'interminables portées de carton dans la côte.
Heureusement, ici on trouve la main d'oeuvre facilement et ils ne rechignent pas au travail. Parce que sous le soleil c'est un calvaire de faire des efforts physiques.
Et heureusement, ma petite chérie avait admirablement bien préparé le travail en faisant les cartons. Travail bien préparé est travail à moitié fait.
Le soir nous avons dormi chez des amis à Contadora (Merci Max et Jeanne) et nous avons terminé l'installation provisoire par l'arrivée des chiens sur l'île.
Nous avons quatre petites touffes de poils turbulentes et curieuses de tout. Le changement est de taille pour eux. Il y a tellement plus de place et de recoin à explorer !
Notre nouvelle maison vient juste d'être terminée. C'est en fait une petite maison qui servira de maison de gardien lorsque nous aurons réalisé le bâtiment principal. En attendant il est un petit peu difficile de faire rentrer un déménagement complet d'une maison plus grande à une maison plus petite. On Archive dans des cartons tout se qu'on peut pour plus tard ...
La nouvelle propriété est donc composée de cette petite maison ronde, avec une terrasse en toit de chaume (paja on dit ici) et une petite maison de jardin pour stocker matériaux et outils pour la construction.
En bas du terrain nous donnons sur les rochers en bord de mer avec en privilège la possibilité t'amarrer le bateau juste en face. La baie est un très bon abris en toute saison.
Maintenant on travaille à mettre en forme le jardin, à installer l'électricité définitive, l'antenne télé, et, comble de luxe, la liaisons internet avec Contadora.
Car nous n'avons pas le téléphone, mais j'ai pu installé un pont radio avec Max sur l'île voisine et me relier à son ADSL. C'est donc grâce à cela que je peut poster ce premier message après notre déménagement.
01.06.08
Des nouvelles de Moi.....
Voilà, je vous ai promis de
revenir ici vous raconter ce que je vis maintenant.
Tout d'abord, avant d'écrire mon
texte, je dois avouer que je me sens complexée, de ne pas
avoir le talent de certaines personnes que je lis sur d'autres blogs,
elles savent trouver les mots, avoir de belles phrases, captiver le
lecteur, je ne suis pas très douée pour faire ça,
mes mots sont simples, mais ils ne sont pas moins sincères.
En ce moment et depuis quelques semaines j'ai la sensation de muer, de devenir une autre, ou plutôt, pour être plus juste, de devenir à nouveau celle que j'étais....mais en mieux, avec plus de sagesse, plus d'envies, plus de projets et peut-être plus de constance dans mes idées.
J'ai l'impression d'avoir galléré 6 ans. La tornade qui a balayé mon couple et chamboulée ma vie est arrivée le 6 mars 2002. Aujourd'hui, et ce depuis 1 mois seulement, j'ai la sensation d'être sortie des emmerdes. Je vois la vie avec plus d'optimisme.
Cette notre sera un peu une sorte de
bilan.
2002 la crise éclate et commence une année de
douleurs.
2003. des espoirs s'annoncent avec une
nouvelle relation. (18 mois après le début de la
crise)
2004, début de vie en France,
nouveaux problèmes, changement de vie complet pour moi,
famille recomposée pas toujours facile à gérer,
problèmes récurants apportés par l'ex de mon
compagnon, tout cela est très difficile pour moi qui vient
d'une vie tranquille et paisible sur mon île.
2005, ça continue sur le mêmes
rythme.
Août 2006, Mon compagnon et moi
même déménageons sur mon île.
2007. Rien n'est acqui, Mon compagnon
doit s'adapter à une nouvelle vie, c'est difficile pour lui,
c'est dur pour moi. Nos querelles n'en finissent pas, le temps du
bonheur tant attendu n'arrive pas, ou seulement par petits épisodes.
Pourtant nous avons des projets, mais
nous sommes tout les deux très marqués par ces quatre
années pendant lesquelles nous avons du nous battre contre les
aléas de la vie et nous ne parvenons que difficilement à
refaire surface, notre couple en souffre.
2008. Nouvelle année nouveaux espoirs, pourtant le premier trimestre ne ne passe pas comme je le souhaitais. Parfois je pense sérieusement que nous sommes au bord de la séparation. Il faut agir et vite pour redresser la barre.
Fin mars je propose à mon homme
une conversation sérieuse, un étalage de nos
souffrances mutuelles et de nos reproches mutuels.
Ce que nous faisons tranquillement
pendant un voyage sur notre voilier entre Mon île et la
capitale.
Nous parlons au moins trois heures, à
tour de rôle en nous énonçant ce qui nous pèse
sur le coeur, ce que nous n'avons pas digéré, ce qui
continue à nous faire mal.
Du coup s'évapore les
malentendus, nous arrivons à nous écouter, à
nous comprendre et surtout le plus important à nous pardonner.
Nous mettons un place une sorte de
rituel pendant notre conversation, nous écrivons sur des
petits bout de papiers ce que nous venons de dire à l'autre.
A l'arrivée au port, nous
relisons chacun à l'autre nos petits papiers et mutuellement à
leur lecture, nous nous pardonnons à tour de rôle, et
pouf....à la mer.
S'en suit une séparation de
trois semaines. Lui en visite en France avec ses enfants, moi chez ma
fille profitant avec bonheur de mon adorable petite fille.
Nous nous retrouvons fin avril, avec
bonheur, nous sommes sereins et confiants. Enfin heureux, sans ombre
sur notre amour.
Pour ma part je sens bien que j'ai
effacé tout ce qui assombrissait mon regard sur lui, je pense
qu'il en a fait de même. Nous vivons plus légers, plus
amoureux.
Les jours passent, nous nous sentons
bien.
Le 15 mai, ma maison étant
vendue, nous déménageons, sur une île voisine,
île sur laquelle nous avons acheté un terrain superbe
face à la mer. Nous y avons construit une petite maison dans
laquelle nous allons vivre environ un an. Pendant ce temps nous nous
occuperons à faire construire la maison de nos rêves. Le
projet avance bien.
Mon homme me demande en mariage. Cette
demande me touche beaucoup, c'est pour moi une promesse d'amour
éternel, l'expression d'un vrai désir de vivre à
mes côtés pour longtemps, je ne dis pas pour toujours,
parce que mon expérience de vie m'a bien montrée qu'il
n'en est pas toujours ainsi, mais du moins cette fois ci encore je
veux y croire, sans illusion puérile, mais en souhaitant qu'il
en soit ainsi.
J'aspire à une vie sereine,
simple mais sereine.
Plus haut je dis « promesse d'un amour éternel », la sagesse me fait penser que même s'il arrivait un jour que nous nous séparions, notre amour se transformera sans doute, mais ne mourra pas. Je pense que nous pourrons rester de bons amis. De la même manière que je le suis restée avec mes deux précédents maris. Mais bon, je dérape, pour l'instant il s'agit de mariage, pas de séparation.
Alors, aujourd'hui je regarde avec lucidité ma vie. L'amour va bien, il y a encore quelques pollutions de la part de l'ex de mon homme, mais nous savons prendre beaucoup de recul et nous ne nous sentons pas affecté par ses élucubrations. Les enfants de mon homme en souffrent d'une certaine manière. Ici aussi nous essayons de faire tout notre possible pour leur donner un équilibre affectif stable. Ils sont encore bien jeunes, nous aurons encore quelques années à lutter dans ce sens, mais nous nous sentons bien dans notre couple, nous nous épaulons et après avoir purger nos douleurs respectives nous avons pu faire remonter à la surface la solidarité et la confiance qui étaient un peu ébranlées.
En conclusion, l'avenir s'annonce heureux.
(La suite ici, bientôt...)
18.05.08
J'ai changé d'ile et donc de maison.
je profite d'une visite chez mon ex voisine pour vous écrire quelques mots.
J'ai déménagée, changé d'ile et la ou j'habite maintenant je n'ai pas internet pour le moment et sans doute pas avant une ou deux semaines.
Je vais bien, beaucoup de changements dans ma vie.
J'ai retrouvée ma joie de vivre, mes espoirs, mes rêves, tout semble aller bien pour mes amours aussi.
Je ne peux pas m'attarder ici, mais promis je vous raconterai ça plus tard.
PS; A tous ceux et celles qui m'ont écrit pour me demander conseil, je demande un peu de patience, je leur répondrais dès que possible.
09.12.07
Me voilà Grand mère..
J'étais plutôt silencieuse ces derniers temps, mais j'ai une bonne raison, j'étais très occupée à atttendre que naisse ma petite fille.
Voilà qui est fait, "Olivia Claire" est née hier, le 8 décembre à 15h50, elle est toute menue, pèse 2K895, et se porte très bien. C'est le portrait de son papa, et la maman va bien.
Voici une de ses premières photos, dans les bras de sa grand mère très fière.....elle a juste 1h sur celle ci, elle a quelques rougeurs au visage, résultat de son effort à la naissance.
.
.
A bientôt !
04.11.07
3 semaines.....
Je ne
sais pas pour où commencer, par peindre le décors ou
bien par l'expression de me émotions.
J'étais
il y a quelques minutes à peine assise à la terrasse
d'en restaurant, le restaurant d'un magnifique hôtel que je
connais bien et dans lequel j'ai beaucoup de souvenirs.
J'y
prenais donc mon dîner. Seule, je pense que c'est la première
fois de ma vie que je vais dîner seule dans un restaurant, dans
le passé j'ai toujours presque eu les larmes aux yeux en
voyant les gens dîner seuls. Cela représente pour moi
une telle image de solitude que j'ai toujours redouté de me
trouver dans une telle situation. J'ai toujours eu beaucoup de
compassion pour ceux que je voyais seuls à table.
J'y étais donc il y a quelque minutes, je regardais le décors, superbe, tropical, la terrasse fait face à une splendide piscine entourée de palmiers.
Je me suis soudain demandé ce que je foutais là. Puis je mise suis mise à penser à ma vie, surtout aux cinq dernières années de ma vie. Mon histoire est écrite ici dans cet espace blog qui est le mien, mais j'y reviens pour ceux ou celles qui seraient nouveaux ici.
J'étais
donc mariée, heureusement mariée, une femme comblée,
bien sur comblée après avoir eut comme tous le monde
des premières années de mariage houleuses, mais mon ex
et moi étions devenus un couple heureux, envié, admiré
de tous nos proches.
Puis
soudain est venu ce que j'appelle la tornade, celle qui a tout
balayée sur son passage, cette tornade qui m'a mise KO. Je
n'ai sans doute pas su à ce moment là avoir la lucidité
et la sagesse de tout comprendre et de tout surmonter. J'ai donc
laissé ce mariage, la douleur dans l'âme j'ai quitté
celui qui était l'homme de ma vie.
J'ai
recommencé une autre histoire avec P. Une merveilleuse
histoire, un conte de fée. Rien pourtant n'est tout blanc ou
tout noir, nos débuts furent difficiles pénibles,
douloureux pour des tas de circonstances que ni lui ni moi
n'arrivions à gérer.(pour
le curieux c'est aussi raconté ici)
Il y a
un an P est venu vivre ici, dans ce que j'appelle aujourd'hui mon
pays, sur mon île. Là non plus cela n'a pas été
facile. Pourtant loin des problèmes, n'en restait pas moins
pour lui un sentiment de culpabilité d'avoir choisi son chemin
de vie. Pourquoi est-ce si dur d'accepter qu'on à droit au
bonheur ?
Donc
depuis un an nous essayons de consolider notre couple, d'alimenter
notre amour.
Ma
dernière note annonçait mon absence pour trois
semaines. Je m'octroyais trois semaines de vacances de luxe, de grand
luxe pour certains. Non je ne parle pas d'hôtel superbe ou
d'autre chose du style, mais le luxe pour moi était de rester
sur notre bateau pendant l'absence de P. Juste me donner le temps de
penser, de réfléchir, de me comprendre, et de le
comprendre, le temps de voir ou d'essayer de percer le pourquoi de
nos discussion si difficiles, si douloureuses, parce qu'aujourd'hui
encore nos discussions prennent trop souvent l'allure de déchirures
avec un sentiment d'impuissance et de découragement. N'y
arriverons nous jamais ?
Notre
amour est fort, trop fort peut-être, alors à chacune de
nos discussions nous sommes envahis par les peurs, peur du rejet, du
jugement, de la critique, etc....
Il va
de soi que notre manière de communiquer est déficiente,
et que c'est là le point clé de nos souffrances, bien
plus que le vrai motif des querelles.
Alors
j'en reviens à présent au pourquoi de ce repas ce soir,
seule dans ce restaurant d'hôtel de luxe.
Hier P et moi nous
nous sommes accrochés. Lui étant en France actuellement
pour les vacances scolaire et moi étant restée ici.
Cette
situation n'étant pas encore claire, je préfère
encore la séparation plutôt que les émotions
négatives qui naissent en moi là-bas, selon les rejets
ou les attitudes que les autres me montrent.
Cependant
dans les deux cas je dois subir, ou son absence, ou les problèmes
là-bas, j'ai choisi bien entendu celle qui me protège
le plus. En attendant que nous trouvions un compromis.
J'ai la sensation qu'a partir du moment ou j'ai fait un choix, P, pense que je ne dois plus me sentir mal.
P,
excédé par ma demande d'écoute et de
compréhension, et par l'expression de ma colère de ne
pas avoir le sentiment d'être entendue, m'a demandé le
silence complet. Il a coupé son téléphone. De ce
fait je n'ai pas eu d'autre choix que de m'y tenir.
J'ai
donc passé la fin d'après midi, la soirée et une
bonne partie de la nuit à me sentir triste de cet état
de fait.
Ce
matin je me suis levée défaite, triste à mourir,
je hais ces moments de coupure, je ne supporte pas ce silence imposé
que je reçois comme une violence inouïe.
Sur mon bateau je broyais du noir, la mer était agitée,
j'avais des envies de disparaître et une solitude infinie.
J'ai
donc chois de ne pas me laisser aller à cette dépression
et vers midi je suis partie en ville, je suis allée voir le
défilé du jour de l'indépendance.
Ce qui
je croyais allait me changer les idées, mais au contraire la
nostalgie de penser que l'année passée je le regardais
avec lui m'a plongée dans un état encore plus triste.
Je
suis retournée au bateau défaite. J'ai tenté de
l'appeler au téléphone, mais après deux
tentatives il a coupé sa sonnerie. Je me suis sentie encore
plus triste et impuissante de ne pas pouvoir lui dire mon amour et ma
pensée, que cela est ridicule, que nous devons réellement
améliorer notre communication.
Il m'a
rappelé ensuite, nous avons échangés quelques
mots, tous les deux comme timides devant la situation.
Après
quelques moments de réflexion et la mer étant de plus
en plus agitée j'ai décidé de ne pas rester sur
le bateau et de retourner en ville. C'est comme ça que je me
retrouve ici ce soir.
A
table j'ai pu remarquer combien les hommes sont toujours à
l'affût d'une femme. Ce soir trois m'ont montré
clairement qu'il n'attendais qu'un sourire, un regard prononcé
ou un geste de ma part pour venir à ma table.
Puis
un autre, un peu plus audacieux sans doute, c'est approché de
moi, faisant mine de vouloir me demander quelque chose. Ce qu'il à
fait d'ailleurs. C'était un monsieur d'environ 65 ans,
bedonnant, les cheveux gris, rien d'attractif.
Il m'a donc parlé : « Vous n'êtes pas d'ici n'est-pas ?
-Non
je ne suis pas née ici, mais je me sens d'ici.
Le
voilà qui me demande s'il peut s'asseoir à ma table en
attendant son ami.
J'ai
presque fini mon repas, je sais donc que je ne vais pas lui parler
longtemps, donc je l'autorise.
Finalement
il s'est avéré charmant, il m'a parlé de sa
vie, né en Israël, ayant vécu au Liban, puis en
Russie, en Italie, au Brésil, il parle neuf langues.
J'ai donc passé environ dix minutes avec lui et j'en sais beaucoup sur sa vie. C'est fou comme certains ont la parole facile.
J'ai
donc rejoins ma chambre et je me suis fait la réflexion à
moi même que j'aimerais que mon homme à moi, celui qui
partage ma vie, qui occupe mon coeur, soit aussi ouvert sur sa vie,
sur ses sentiments, sur ses émotions. Il a tendance à
garder tout ce qui traite de sentiments, comme s'il en avait peur. Si
seulement il pouvait comprendre combien je me sentirais heureuse de
l'entendre me dire ses peurs, ses faiblesses, ses vulnérabilités,
s'il savait combien j'aimerais sentir sa confiance et sa complicité
s'il me racontait ses part d'ombre.
Je dis
s'il savait, mais il le sait, je le lui dit souvent. Alors mon ange
si tu lis ces lignes saches que c'est aussi à travers tes
ressentis et tes émotions dévoilées que je
pourrais mieux te comprendre et t'aimer encore d'avantage.
Quant
à moi, j'ai confirmé,mais je n'en avais pas besoin, en
voyant ses hommes me regarder comme un proie à chasser, que
mon coeur n'est plus à prendre, que si notre histoire devait
finir par manque de maturité commune, je ne serai plus apte à
m'engager envers qui que ce soit. J'espère surtout que nous
mûrirons ensemble
J'ai
pu aussi confirmer ce que je savais déjà aussi, que
finalement on vit avec quelqu'un pendant des années et qu'il
suffit d'un divorce pour que cette personne qui était tout
pour vous en devienne plus que, quelqu'un qui a partager votre vie,
mais que la " désalliance" crée la distance,
le retrait de l'intime craie presque l'indifférence, malgré
des rapports restés courtois.
Celui qui était l'homme de ma vie ne l'est plus, celui qui partage ma vie l'a remplacé.
L'ex
homme de ma vie m'a chouchoutée, protégée, éduquée
dans beaucoup de domaines.
Celui qui partage ma vie aujourd'hui me
pousse toujours plus loin dans ma recherche de mon vrai moi. Il me
pousse dans la réflexion dans la connaissance de mes parts
d'ombres, de mes failles, il me donne toujours matière à
réfléchir, à penser, à me poser, à
m'interroger, à changer.
Alors finalement mes 3 semaines de vacances, n'en sont pas.
18.09.07
Ma petite vie
Allez Josie, motive toi, ne reste pas
dans ton coin à garder tout ce que tu fais, tout ce que tu vis
pour toi seule.
Ça fait bien longtemps que je ne sens plus
une vrai motivation pour venir écrire ici. En fait j'ai plein
de choses à dire, à vous raconter, mais je dois avoir un
petit coté « réservé », ou
je ne sais quoi, mais lorsque me viens l'envie d'écrire je me
demande toujours pourquoi je le fais, quelle est la raison profonde
de venir mettre ici mes petits instant de vie. En fait je ne devrai
rien me demander et écrire tout simplement. Alors aujourd'hui
je viens ci vous raconter un peu de moi.
Ma vie est à la fois calme et
agitée, calme dans le sens ou je me sens bien, je suis
heureuse, je récolte enfin les fruits de mes efforts de mes
investissements sentimentaux, je me sens sereine, mon homme semble
l'être aussi. Nous coulons ce qu'on peut appeler des jours
heureux, avec des moments de joies, de grandes discussions sur un tas
de sujet, nous rencontrons des amis, nous baladons en mer, et surtout
nous avons un grand projet. Un énorme projet. J'ai décidé
de vendre la maison dans laquelle nous vivons, et nous avons décidé
de construire notre nid sur une autre île, en face de celle où
nous vivons actuellement.
Le terrain est défriché,
c'était presque la jungle. Cette île ou nous irons vivre
est une des rares île d'ici où il y a un village, un
petit village qui certainement à l'origine était un village de
pécheurs. Un petit village de 350 habitants, comptant un bon
nombre d'enfants.
Nous avons choisi de vivre là-bas
justement pour la proximité des autochtones, le contact plus
authentique que nous pouvons avoir avec eux.
Nous serons les premiers « étrangers »
à nous incorporer au village. Nous sommes bien reçu,
nous nous sentons aimés, et c'est très gratifiant.
La vue depuis le terrain est superbe,
la mer, les îles d'en face, une superbe grande plage. Un vrai
bonheur.
Alors depuis quelques semaines je suis
à fond dans l'imagination de ce que sera notre maison, je
cherche à imaginer le plan parfait, la répartition des
pièces, la vue que nous pourrions avoir depuis chacune d'elle
etc...
Je me suis mise à étudier
le feng shui, je ne voudrais rien laisser au hasard. Mais là
alors je peux vous dire que le Feng Shui, si à la base c'est
penser l'harmonie d'un lieu, c'est aussi un sacré casse tête
tant il y a des contradictions dans cette science, si on peut appeler
ça une science.
En effet, tant qu'on en reste au feng
Shui de base, ou intermédiaire, y pas de problèmes,
tout ce complique quand on en vient au niveau supérieur et
qu'on étudie « les étoiles volantes ».
Alors là c'est pas de la tarte, tout ce qui semblait fluide,
facile, et satisfaisant, se converti en casse tête, migraine à
l'appui. Finalement je me demande si je vais continuer ou rester sur
mes propres impressions et sensations des énergies que je
ressens.
Je suis donc très occupée,
surtout dans ma tête, ce qui ne m'empêche pas de
continuer à lire mes blogs amis et d'avoir par ce biais de vos
nouvelles.
21.05.07
ça me tors les tripes,
La mesquinerie, la méchanceté, le mépris, ce sont des choses que j'ai du mal à accepter, bon je crois que je ne dois pas être la seule.
Voilà de quoi je parle. Mon
arrivée en France, fut...comment dire ? Pas facile, dès
le deuxième jour nous récupérions les enfants de
Pat et juste au moment où nous retournions de courses, son ex
femme arrivait avec les enfants.
Sa voiture était chargée
de leurs sacs et je m'approchais pour donner un coup de main pour
décharger. Je dis bonjour, je ne reçois rien en retour.
Bon !
Ensuite elle dit a Pat qu'elle
souhaiterait parler des enfants avec lui, il l'invite à monter
prendre un verre et elle dit que non parce que je suis là.
Je lui dit alors qu'il serait bon
justement que nous parlions d'eux à trois, et là, le
cirque éclate, crise de nerf de sa part, elle dit être
prise au piège, qu'elle ne veut pas me voir, et qu'elle va
appeler la police pour que je ne vois plus les enfants.
Grand
scandale dans le rue, les voisins regardent par la fenêtre. Elle m'arrache mes lunettes de soleil, les piétine en hurlant.
Bref, je garde au mieux mon calme et la voilà qui demande aux
enfant de repartir avec elle. Eux ne savent plus que faire, la petite
hésite puis monte dans la voiture de sa mère. Moi
devant le désarroi de Pat. Je vais convaincre les enfants de
venir avec nous en leur disant que nous allons parler de ce qui vient
de se passer et qu'en suite s'ils veulent retourner chez leur mère
nous les raccompagnerons.
Les enfants viennent avec nous, et une
fois à la maison les choses se calment les enfants aussi.
Pour faire diversions, je les invite à
faire un gâteau avec moi, et les vacances commencent. Les jours qui suivront se passeront
sans trop d'histoire.
Je suis de retour sur mon île depuis une semaine. Aujourd'hui Pat téléphone aux enfants, la petite lui dit qu'elle a un message pour moi. « je ne dois plus jamais passer mes nerfs sur sa mère » Voilà le résultat des paroles de la mère, comment elle arrive à les contaminer. J'ai toujours été le bouc émissaire.
Son ex a oublié sans doute les jours ou elle me demandait de garder sa fille parce qu'elle n'en voulait pas. Les jours ou je les ai accompagné à la fête de l'école parce qu'elle ne voulait pas y aller, les jours ou j'ai organisé l'anniversaire de la petite parce qu'elle ne le faisait pas, les mois ou je l'ai gardé à plein temps parce qu'elle n'en voulait plus. Tant qu'elle se servait de moi pour se débarasser des enfants, elle se contentait de leur dire que j'avais volé papa, et que j'avais trahie. Depuis d'elle les a, en plus de ça je suis devenue celle qu'on ne doit plus fréquenter.
J'en ai assez, quoi que je fasse, quoi que je dise, depuis 4 ans tout me retombe dessus. Je jette l'éponge, je me mets en retrait. Je ne veux plus recevoir de coup. J'abandonne l'idée d'être une gentille belle mère. Mon attitude future servira à la fois la mère, qui ne pourra plus jamais rien dire sur moi, et les enfants qui ne seront plus jamais pris à partis dans la rancune et l'amertume de leur mère. Je ne suis pas de bois, j'ai une sensibilité, et elle a ses limites, à partir de maintenant je me protégerais et la seule manière sera de rester à l'écart.
J'en profite pour dire ici à toutes les femmes divorcées qui agissent de la même manière, qu'elle ne gagnent rien à faire ça, si ce n'est faire du mal à leur propre enfants. Nous les belles mères on ne cherchent qu'à faire partie de leur vie en leur apportant un maximum d'équilibre pour adoucir leur souffrance de la séparation, alors pensez à eux, pas à votre rancune envers la nouvelle femme de votre ex.













