Ma vie,Joie et tristesse

mon vécu, mes joies,mes amours,mes peines, mais aussi mes poèmes, mes photos, mes tableaux.

27.04.06

Ma vision de l'érotisme.

Je suis entrée dans le jeu. Jeu de mains…jeu de vilains.

J'ai participé à l'écriture de ce texte érotique, cependant j'ai la sensation de m'être un peu violée. Pour moi l'érotisme s'apparente à l'échange, la complicité, la sensualité et surtout l'amour entre deux personnes. Or dans le texte il y a trois personnes, quelque part ça me dérange. En écrivant ce texte j'avais déjà un certain malaise, je participais mentalement à ce que j'appelle plutôt une partouse, même si pour certain une partouse implique beaucoup plus d'individus.

Ce matin j'ai donc envie de parler de la sexualité telle que je la conçois, telle que j'aime la vivre.

La sexualité pour moi commence bien avant l'acte sexuel, ce sont les regards échangés, les gestes tendres que mon homme pose sur moi tout au long de la journée, les mots doux qu'il me souffle à l'oreille, les étreintes qu'il m'offre et qui me disent secrètement qu'il me désire.

J'allais dire j'ai besoin de cela pour être prête à lui faire l'amour, mais en fait ce n'est pas tout à fait vrai, parce qu'il m'arrive aussi de me laisser aller à l'aimer même si ces préliminaires n'ont pas eu lieu. Si son désir ou le mien est soudain, s'il apparaît spontanément. C'est alors comme une surprise qu'on n'attendait pas, un échange chargé de désir aussi intense qu'inattendu.

Ce que je veux dire par là c'est que l'acte d'amour, a pour moi quelque chose de beau de sacré, la sensualité dans toute sa splendeur. Je deviens l'objet de plaisir de mon homme parce que je sais qu'il ne désire que moi à ce moment là, tout comme moi je ne désire que lui. Parce que je sais que ce corps à corps exprime beaucoup plus qu'un simple besoin physique, mais surtout un besoin de donner l'amour et de le recevoir. J'aime abandonner mon corps à ses envies, j'aime profiter du sien pour assouvir les miennes, mais cet échange se fait dans le respect de l'autre, un peu comme si nos deux corps devenaient des objets précieux, fragiles, que l'on caresse avec tendresse et amour. Les regards que je porte sur lui sont chargés d'émerveillement, comme ceux qu'il porte sur moi. Nos gestes sont doux la plupart du temps, parfois pourtant ils se teintent d'une certaine puissance, (violence serait trop fort pour exprimer ce que je veux dire), mais ces gestes que chacun de nous pose sur l'autre sont avant tout la transmission d'un amour, le reflet d'une confiance et d'une complicité intense.

L'acte sexuel est pour moi un acte d'amour, un acte sensuel à son comble. Ce moment à la beauté de la communion totale entre deux cœurs qui s'aiment, entre deux corps qui se complètent en se soudant, deux corps, deux cœurs, deux âmes, deux amours qui ne font qu'un pour un moment qu'on voudrait éternel.

La sexualité c'est l'aboutissement, la fusion, l'amour suprême. Dans ma tête il n'y a la place que pour deux dans ce moment sublime.

J'ajouterai que dans cet échange j'aime le voir, regarder son corps se crisper se tendre, regarder les traits de son visage changer sous l'effet du plaisir qu'il prend et que je lui offre. Lorsque nos regards se croisent, les mots sont superflus, nos yeux parlent pour nous. Ces regards me font me sentir aimée, désirée, choisie, j'aime avoir la sensation qu'il n'y a que moi qui puisse combler son désir ses envies. J'aime lui transmettre par mes regards qu'il n'y a que lui qui puisse remplir mon cœur et mon âme quand il s'abandonne à moi. J'aime sentir cette passion qu'il me donne comme un cadeau, j'aime lui servir la mienne comme ce que j'ai de plus précieux. J'aime nos émotions qui surgissent dans ce partage de tous nos sens. Pour finir, j'aime cet instant de volupté que nous éprouvons l'un et l'autre après que le plaisir ait fait exploser nos corps, ce moment où nous nous sommes l'un et l'autre allongés l'un contre l'autre encore baignés de plaisir, ce moment ou nos corps épuisés d'avoir tout donné donnent le relais à nos cœurs dont les battement s'unissent pour jouer la douce mélodie du bien être absolu qui nous berce et nous emmène au royaume du bonheur partagé.

Posté par Josie_Gourmande à 09:48 - Sexualité - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


25.04.06

Méfaits.... et geste (5)

Méfaits.... et geste (5)

MeGarde a commencé, ce qui a incité Tristana puis  Ségolène ensuite Caroline et hydrogène...j'ai repris le flambeau ici :M_faits5.doc

j'attends de voir qui viendra prendre le relai.

Je sens aussi que ce soir sera une soirée...Hum !!! j'en dis pas plus...

Posté par Josie_Gourmande à 18:03 - Sexualité - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les cinq sens.

L'érotisme est au gout du jour dans les blogs que je lis. Je m'en viens aujourd'hui continuer de parler sur la sexualité, je n'aborde pas le sujet sur le ton de l'érotisme, mais je mets en ligne quelques réflexions sur les rapports que je préfère appeler intimes.

Vous avez été très nombreux à lire mes précédentes entrées sur ce sujet, beaucoup moins nombreux à laisser un commentaire, mais peu importe. Certains sont revenus plusieurs fois sur ce blog et ceci me dit que le sujet doit intéresser pas mal d'entre vous.

Je me demandais ce que je pouvais bien dire d'autre, mais l'idée trottant dans ma petite tête, je viens les exposer ici.

Le plaisir, c'est ce que nous recherchons tous dans l'échange amoureux et comme je l'ai dit précédemment ce n'est pas uniquement le plaisir physique, mais le plaisir de tous les sens.

En effet je pense qu'il est important justement d'utiliser nos sens dans ces moments là.

La vue, il est agréable lorsque enfin on ose, de regarder le corps de l'autre pendant nos ébats. Personnellement je suis une fan des épaules et des biceps. J'aime regarder la contraction de ses muscles selon les mouvements, c'est pour moi une image virile qui me fait du bien. Je ne cacherai pas que j'aime aussi apprécier la vue de son sexe pénétrant le mien, c'est comme si je me sentais à ce moment là "remplie" de lui, nos deux corps ne font qu'un, c'est la fusion totale, voir un morceau de lui qui entre en moi c'est comme l'absorber, le faire mien pour un instant. Je dis pour un instant parce que l'autre ne nous appartient jamais, mais à ce moment là c'est la sensation que j'ai et qui me rassure quelque part.

L'odeur, j'aime sentir l'odeur de son corps, de nos corps qui se mélangent. Même l'odeur de la transpiration est agréable, bien sur il y a une question d'hygiène aussi, il ne faudrait pas que cette odeur soit une odeur de 3 jours, rancie. L'odeur de son sexe, idem. Bref les odeurs sont importantes les scientifiques ont mis en avant les phéromones, ces odeurs hormonales qui ont le pouvoir de nous faire tourner la tête, (dans le bon sens du terme bien sur).

Le toucher, sentir son grain de peau sous mes doigts, le contour de ses muscles. Il y a un endroit tout particulier que j'aime chez lui, non non, n'allez pas croire que c'est un endroit sexuel, c'est en fait le contour externe de ses yeux. Je ne sais pas pourquoi mais ces petits centimètres carrés de son visage je les adore.

L'ouïe, se concentrer sur sa respiration, les petits sons qui sortent de sa bouche sans qu'il veuille les prononcer, les chuchotements de mots.

Le goût, goûter sa peau, lécher, mordiller, etc.…

Je me suis faite aussi la réflexion que bien souvent on attribue la responsabilité du plaisir à l'autre, en fait on aimerai bien qu'il touche telle ou telle partie de notre corps, de notre sexe, et souvent ce sont de parties que l'on n'ose pas toucher soit même, ou pas en sa présence.

Comment désirer que l'autre fasse ce que l'on n'ose pas faire ? Je pense que la responsabilité incombe aux deux. Alors stimuler soi même son clitoris dans certaine position ou sa verge n'exerce pas de frottement sur lui, et bien c'est notre job à nous. Ne pas se sentir inhibée, "cochonne" de pouvoir le faire. En plus la stimulation du clitoris pendant la pénétration provoque des spasmes vaginaux qu'il appréciera tout particulièrement, quand justement il aura appris à "ressentir". La communication est très importante, primordiale si on désire un échange réussi. Il faut aussi apprendre à se laisser aller, s'abandonner à l'autre, focaliser sur ce que l'on ressent à telle ou telle caresse, l'inciter à aller plus loin ou au contraire le guider vers autre chose. Il peut y avoir aussi des envies de domination ou de soumission, telle pose ou telle pratique peuvent nous en donner la sensation, la levrette, la sodomie, ou de partage mutuel, le 69 par exemple, quoi que, je pense que l'on ne peux pas donner et recevoir en même temps, si on veut ressentir, on ne doit pas être occuper à autre chose, c'est un une alternance qui devrait être faite. (C'est mon point de vue bien entendu.)

Un jeu de domination soumission peut stimuler le couple, chacun à son tour "joue" avec l'autre. Laisser libre cours aux fantasmes, les exprimer et les expérimenter si l'autre est d'accords. Je crois sur ce point qu'il n'est pas forcement judicieux d'exprimer ses fantasmes au moment de l'acte, mais auparavant dans un moment ou on aura pu amener la conversation sur ce sujet. Il est important de dire aussi à l'autre ce que l'on a aimé le plus, et aussi ce qui nous gêne. Je pense aussi qu'on peut arriver à se "décoincer" sous forme de jeu. J'en ai un en tête que je vous livre ici. Jouer au trivial poursuit, mais auparavant on aura écrit sur des petits bouts de papiers les "gages" que l'autre devra faire s'il ne répond bien à la question.

Exemple : sucer les orteils, (hum ! c'est délicieux, propres bien sur). Caresser la nuque pendant deux minutes. Prendre une pose provocante, etc.… imagination, imagination…

Ce genre de petits jeux permet de se dévoiler, s'extérioriser, et d'en rire, de démystifier le sujet tabou. En plus cela offre un moment de détente et de complicité extraordinaire.

Et oser ses fantasmes, sages ou plus fous qu'importe, encore une fois si les deux sont d'accords. Ne rien imposer que l'autre n'aime pas. Respecter l'autre. S'éduquer mutuellement, et en permanence, parce que l'on change, on évolue, et la relation ne fera que s'améliorer avec le temps. Les premiers ébats ne sont pas toujours complètement satisfaisants justement parce que la connaissance de l'autre n'est pas approfondie.

Pour pimenter un peu je vous offre ce poème : Matins calins.

Posté par Josie_Gourmande à 10:30 - Sexualité - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04.02.06

Sexe and the sixties,

J'avais dit dans mon billet antérieur que j'y reviendrai. Chose promise chose due. Parmi les mots clefs qui ont incités Google à diriger ces demandes vers mon blog, j'y ai trouvé ceux –ci.

-Remède pour la masturbation masculine

-Ma femme et moi on se masturbe mutuellement

Cela m'encourage à venir parler de la masturbation.

Ne sachant pas trop comment j'allais aborder le sujet, j'ai invité quelques amies et je leur ai posé la question. Du coup nous avons passé un bon moment à nous créer des fous rires et à dévoiler nos petits secrets d'alcôve.

Tout d'abord, je ne pense pas qu'il y est de remède pour la masturbation masculine, ni qu'il soit nécessaire d'en trouver un d'ailleurs. Quand au fait de se masturber mutuellement entre mari et femme, et bien je pense que c'est tant mieux. S'ils le font ensemble, l'un à l'autre, c'est une belle preuve de complicité dans le couple, et si c'est chacun de leur coté et bien pas de problème non plus d'autant plus que dans ce cas je pense qu'ils se le disent et cela prouve au moins une bonne communication sans tabou entre eux aussi.

Donc je reviens à la masturbation.

Je n'ai pas tellement de détail sur la masturbation masculine. Je suppose que c'est comme je l'ai dit dans mon billet précèdent, mécanique, et qu'il suffit à l'homme de branler sa verge pour que le plaisir arrive. Par contre pour nous les femmes, la masturbation est plus complexe.

Anatomie oblige, il n'y a pas uniquement une façon de se masturber, mais de multiples façons.

Je commence par le clitoris. Parmi mes amies avec qui j'ai échangé sur le sujet, il y en a qui préfère se masturber avec deux doigts, en prenant un mouvement de rotation rapide ou lent, et d'une manière assez appuyée. Une autre utilise trois doigts, un mouvement de haut en bas et plus doux. Une autre encore, aime bien le prendre entre son pouce et son index et le tirer vers l'avant. Avec des détails tels que ceux-ci, je peux vous assurer que le fou rire était au rendez vous. Ensuite il y a aussi les lèvres vaginales qui sont très sensibles pour certaines, moins pour d'autres, mais toutes ont confirmé qu'il valait bien mieux que leur sexe soit bien lubrifié pour trouver un maximum de plaisir.

A côté des "manipulations" du clitoris et des lèvres, grandes et petites, il y a bien entendu la pénétration.

J'ai découvert alors, que le choix d'une brosse à cheveux pouvait être extrêmement important, Oui, il faut absolument bien regarder le manche de celle-ci, et en cas de moment de solitude amoureuse mais d'un grand désir de plaisir, et bien le manche d'une brosse à cheveux est très utile. Alors chers fabricants de brosses à cheveux, pensez au design de celles-ci, vous pourrez augmenter vos ventes. J'ai bien pensé à Lynda Lemay aussi, qui dans sa chanson nous suggère les carottes. Chacune choisira la taille qui lui convient et je pense qu'il est judicieux que ma copine qui aime utiliser les légumes ait pensé à mettre un préservatif autour de celui qu'elle choisi. D'une part ça préserve le légume en question, et d'autre part, c'est doux et lubrifié.

Mais toi ma chère amie, tu sais bien qu'à partir d'aujourd'hui si je viens dîner chez toi, je regarderai les carottes ou tout autre légume dans mes plats, avec un œil interrogateur quant à la fonction qu'il aura pu remplir avant de finir dans mon assiette.

Une autre a parait il un petit tournevis fétiche, alors messieurs, courrez acheter une panoplie d'outils, aux manches judicieux, ça fera plaisir à vos femmes.

Il y a aussi celle qui plus sophistiquée, utilise un vibro masseur, à plusieurs vitesses et intensités de vibrations. Là c'est parait il le must, elle l'utilise selon ses besoins ou désirs du moment, à force un ou force cinq, vibration alternée ou continue. Je me suis dit aussi qu'il y a des gens qui travaillent tous les jours à chercher le meilleur moyen pour nous faire plaisir en créant ces petits jouets quel job non ?

Je conclurai donc qu'il y a comme dans la vie, différentes personnalités chez les adeptes de la masturbation. Les manuelles, les coquettes, (brosse à cheveux) les femmes d'intérieur, (légumes) et les bricoleuses (tournevis).

Alors je ne donnerai ici aucun remède contre la masturbation, ni féminine, ni masculine. Ce n'est pas une maladie, c'est un besoin humain, ça ne doit pas se soigner. Ou alors si je l'entends comme remède pour bien réussir une masturbation et bien je dirai, développez votre imagination et créativité.

J'encouragerai également le couple à se masturber ensemble ou séparément, et de se laisser aller à leurs fantasmes.

J'ai mi en titre sexe and the sixties, parce que je fais partie de la génération des années 60, et que je n'ai parlé de masturbation ou de sexe qu'avec mes amies du même age que moi. Si vous avez des interrogations sur la sexualité des jeunes de la génération nineties, et bien je voici un lien d'un tout jeune blog que je viens de découvrir, une jeune fille,Milady, de 23 ans qui vient tout juste d'écrire ses premiers mots sur ce thème, et que j'irai visiter de temps à autre, pour m'informer un peu plus de la sexualité de la jeunesse actuelle.

Et si vous avez des techniques bien à vous, et que vous désirez nous en faire part, les commentaires sont la pour ça. Le sexe, c'est l'humour, le plaisir, le partage. C'est gratuit et on peut le faire n'importe quand, n'importe où, ou presque. Alors pourquoi s'en priver ?

Posté par Josie_Gourmande à 00:32 - Sexualité - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16.01.06

Sexualité, un sujet tabou ...

J'ai lu il y a quelques jours une entrée sur le blog de Coumarine qui parlait du vagin, cette entrée à incité l'idéaliste à parler de la sexualité sur son blog. J'ai pu voir que ces entrées ont reçues de nombreux commentaires et j'ai pu constater aussi que pas mal de personnes ont du mal à parler de la sexualité. Ce sujet est tabou, on n'ose pas trop s'aventurer pour en parler. Je pense que pour la génération de nos parents, je parle ici des personnes nées dans les années 30, la sexualité devait être un sujet dont on ne parlait absolument pas. Les relations sexuelles devaient être sans doute pour la plupart, considérées comme un devoir conjugal pour les couples où comme une dépravation si le désir s'exprimait ailleurs.

Nous les enfants des années 60, avons eu droit à la révolution de 1968, les années de la libération sexuelle, " faites l'amour et pas la guerre", l'amour libre, etc.…

J'étais bien petite alors pour y comprendre quelque chose et faire l'amour ne signifiait rien pour moi à cette époque. De plus je pense que le slogan "faites l'amour" a sans doute incité les jeunes à le faire mais peut-être pas vraiment à en parler, en tous cas pas en détails.

Faire l'amour c'est pour moi offrir mon corps, partager ma peau, ma bouche, mon sexe, avec une personne que j'aime, que je désire, avec laquelle je ressens une complicité. Pour d'autres ce sera peut-être partager un moment de plaisir physique seulement, sans y mêler les sentiments. Juste donner et recevoir du plaisir "mécaniquement".

Dans tous les cas, faire l'amour ou avoir des relations sexuelles, je ne veux pas employer le mot "baiser", parce que pour moi il a une connotation négative, (s'envoyer en l'air juste pour obtenir un plaisir, sans prendre l'autre en compte.) Donc je reviens, à ce que je disais, faire l'amour signifie en général vouloir recevoir une satisfaction physique, émotionnelle et sentimentale. Souvent la satisfaction émotionnelle est obtenue, le partage du moment est intense et le besoin de se sentir proche de l'autre et comblé. La satisfaction sentimentale l'est aussi souvent, on se sent aimé et on éprouve des sentiments pour l'autre. Par contre trop souvent la satisfaction physique peut n'être que partielle, pas assez satisfaisante si l'orgasme n'est pas au rendez-vous.

Je pense qu'avant tout, pour obtenir un orgasme il faut être bien avec soi même. Quand je parle d'orgasme je ne parle pas seulement de cette explosion de nos atomes à un moment donné, mais aussi de l'explosion de notre être tout entier. Le plaisir physique et émotionnel est à son comble, c'est la fusion totale qui nous mène au sommet et qui aussitôt nous plonge dans une moment de plénitude et presque d'épuisement, on reste là, sans forces, juste à se laisser aller, savourant encore les sensations de notre corps qui peu à peu retourne au calme.

Cet orgasme total des sens ne peut-être obtenu, je pense, que si on connaît bien son corps, si on apprends à connaître le corps de l'autre, si on ose dire ce qui nous fait plaisir et si on est à l'écoute des sensations que l'on ressent et que l'autre peu ressentir aussi. Cet orgasme c'est la récompense d'un moment de complicité totale, d'échanges de caresses, de mots, une fusion.

Je sais qu'il y a beaucoup de femmes qui ne connaissent pas leur corps, qui n'ont jamais ou presque regardé leur sexe, exploré leur vagin. Pour les hommes c'est peut-être plus facile au début. Leur sexe est en dehors, visible, facile à toucher dans sa totalité. Pour nous les femmes il faut aller chercher à l'intérieur de nous, les petits coins, plis et replis qui cachent les zones de plaisir. La masturbation masculine se fait sans doute plus facilement, il suffit au jeune garçon de prendre sa verge entre ses mains et d'un mouvement de va et vient il obtiendra une éjaculation mécanique qui lui procurera un certain plaisir, une idée de ce que peut-être un orgasme. Souvent d'ailleurs il pensera que c'est cela l'orgasme. Il recherchera plus tard avec sa partenaire à retrouver ce plaisir intense et en somme mécanique. Si son éducation sexuelle est pauvre, il passera peut-être de nombreuses années à se contenter de ce plaisir fulgurant, sans penser à vouloir en obtenir plus de sensations.

Pour la femme c'est plus complexe, elle devra d'une part découvrir son clitoris, caché subtilement. Cette petite boule sensible qui sous ses doigts lui donne des frissons. Il n'y a pas que ça, il y a aussi le vagin qui, par le fait d'être un endroit très vascularisé lui procurera alors une sensation de chaleur lorsqu'il est pénétré. Seulement voilà, mettre ses doigts dans cet orifice est souvent vu comme "interdit". Ça ne se fait pas. La tentation est forte, mais les phrases qui résonnent le sont encore plus. Ce n'est pas bien, c'est sale….

On s'aventure à le faire en cachette, on n'en parle à personne, on fait ça seule dans son coin, sous la couette et on ne partage avec personne nos sensations. Où simplement on ne le fait pas.

Chacun évolue dans son coin. Et souvent évolue mal, parce que on ne peut comparer avec personne nos expériences.

Les années passent, les début d'une relation sont satisfaisantes parce que le désir de l'autre est intense, et le plaisir de l'échange rempli nos besoins émotionnels. Peu à peu, le désir s'espace, les tracas de la vie prennent le dessus, on ne fait plus l'amour parce qu'on a eu une journée de stress, parce que demain sera une journée difficile, parce que les enfants ont été insupportables, parce que, parce que, parce que.

Or Je pense que si la connaissance de son propre corps et du corps de l'autre est acquise. On saura reconnaître que faire l'amour souvent libère les tensions, nous apaise, nous calme. C'est donc le remède idéal après une journée difficile pour bien dormir.

C'est cette sensation de bien être après l'amour satisfaisant qui devrait nous inciter alors à recommencer lorsque on est fatigué, stressé, triste, déprimé. C'est cet échange qui est le meilleur des anti dépresseur, le meilleur anxiolytique.

Le plaisir entre nos mains. La masturbation, l'orgasme féminin, La recherche.

Si on décide d'avoir un orgasme il est important de commencer sa recherche explorer ses organes génitaux. Sa vulve ! Les lèvres internes et externes, le clitoris et l'ouverture du vagin. Souvent les femmes ont de la difficulté pour atteindre un orgasme pendant la relation parce qu'elles ont besoin aussi d'une stimulation du clitoris. Avec le miroir dans la main on peut voir que le clitoris est assez dissimulé.

Il a été utile d'apprendre qui est normal et sain de sentir le plaisir sexuel.

Se préparer mentalement à recevoir et accepter ce plaisir et se masturber.

Il est important d'accepter ce besoin de plaisir comme un besoin physiologique normal. Ne pas se sentir bloquée par les interdits. Toucher son sexe mais aussi sa peau, ses seins, toutes les zones qui procurent une sensation de plaisir (seins, clitoris, lèvres vaginales, etc...) et de différentes manières (en frottant, en caressant, avec pression forte/douce etc...) aide à découvrir ce qui donne davantage de plaisir. Se rendre compte peut donner satisfaction. Connaître l'expérience de la masturbation qui permet de mieux se connaître et de savoir se satisfaire. Pourquoi pas imaginer des scènes érotiques, romantiques etc.

Ne pas se décourager si cela n'arrive pas la première fois. Je me souviens que lorsque j'étais adolescente j'avais une peur panique lorsque je sentais arriver l'orgasme et je stoppais tout, j'avais peur de cette explosion.

Quand c'est arrivé, finalement, j'ai ressenti comme une vague qui envahissait mon corps. C'était sensationnel.

Je pense que cet apprentissage de son corps doit nous inciter à explorer le corps de notre partenaire, découvrir ce qui lui procure du plaisir. Oser dire ce que l'on ressent, oser écouter ses ressentis. Il est parfois difficile de demander ce qui nous fait du bien, mais sans en parler directement on peu guider l'autre, lui demander d'aller plus vite ou plus lentement, pas forcement verbalement, mais en ajustant nos mouvements à l'allure que l'on recherche. Il est important aussi de savoir que souvent l'autre va nous faire ce qu'il désire qu'on lui fasse. Cette notion pour moi a été très importante dans ma découverte de l'autre. J'ai compris que souvent je faisais à mon partenaire ce que j'attendais de lui et de ce fait j'ai commencé à lui faire ce qu'il me faisait.

Il y a aussi toute une zone encore plus " interdite ", je parle ici de la zone anale, pourtant tellement sensible et qui procure tellement de plaisir lorsqu'on a pu se débarrasser de l'image qu'on lui donne de "dégoûtante". Je n'ai pas de tabou dans la sexualité, j'ai appris à aimer mon corps et à le faire aimer à mon partenaire. Le corps ce n'est pas simplement l'apparence physique qu'il a, mais ce dont on en fait. Il faut aimer son corps pour que l'autre l'aime. Savoir accepter les petits défauts physiques qui souvent sont source de complexes pour nous alors que l'autre peut aimer ce petit défaut qui nous torture. Apprendre à bouger, onduler, s'exposer, s'offrir, tout cela subtilement, sans vulgarité, érotiquement, sans aller jusqu'à la pornographie. Je n'ai rien contre la pornographie, si elle aide à s'exprimer, à se dépasser, mais ce n'est pas comme cela que je conçois ma manière d'avoir des relations sexuelles.

Dans le sexe je pense que tout est permis si les deux sont consentants, et y prennent du plaisir.

Il faut aussi et surtout s'informer du fonctionnement de notre corps, comment on peut stimuler une meilleure lubrification, ne pas en avoir honte. Je pense souvent que si j'ai un problème, mon partenaire doit être au courant, si parce que j'arrive au moment de la pré ménopause, mes hormones ne travaillent plus aussi bien et ma lubrification ne se fait plus aussi parfaitement qu'avant, j'en parle pour trouver des solutions qui nous permettent de profiter pleinement de notre moment d'intimité.

Je demande à mon partenaire si ma manière de lui faire une fellation est satisfaisante, si lorsqu'il se masturbe il fait les mêmes gestes que moi, s'il aime la vitesse ou la lenteur. Bref je l'incite à s'ouvrir à ses ressentis et à observer ses sensations, comme je le fais avec les miennes.

On apprend toujours sur le sexe, on découvre toujours, on évolue, on explore. Même si souvent on revient à des positions qui nous permettent des meilleures sensations, nous varions aussi justement pour continuer à ressentir du bien être sans arriver trop rapidement à l'orgasme et profiter mutuellement de nos corps plus longtemps.

La plus grande complicité dans un couple est la complicité dans la relation sexuelle. Mon partenaire connaît mon corps aussi bien que moi et vice versa. Je pense que c'est par cette connaissance du corps que l'on peut aussi arriver à la connaissance de l'autre dans le domaine des émotions et des sentiments. Apprendre à l'autre à s'exprimer sur ce qu'il a de plus intime et de plus tabou, c'est lui ouvrir la porte à l'expression de ses ressentis dans le quotidien. On devient alors une personne privilégié dans sa vie, l'échange mutuel se renforce et la relation aussi.

Je ne me considère pas une experte en sexualité, mais je sais que c'est un sujet que j'ai beaucoup exploré et avec lequel je me sens bien. Je n'ai pas la prétention de donner des cours de sexualité à quiconque, mais je peux en parler librement, sans gène. Pour moi la sexualité fait partie de la nature humaine. J'écrirai sans doute encore sur ce sujet. Je mets aussi dans ce blog un poèmes (Le désir de toi )que j'ai écris à mon chéri, parce que l'expression de mes désirs et importante pour moi et pour lui. J'en ai un autre en réserve, plus érotique, moins sage, je le mettrais en ligne plus tard.

Posté par Josie_Gourmande à 17:58 - Sexualité - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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