Ma vie,Joie et tristesse

mon vécu, mes joies,mes amours,mes peines, mais aussi mes poèmes, mes photos, mes tableaux.

03.07.07

Les phrases...constructives...destructives.

Ce soir me revient l'envie d'écrire, peut-être demain me passera-t-elle.
J'ai lu le commentaire de Pierre, et de Baïlili qui m'encouragent à être moi, à me lâcher sans peur des éventuelles blessures que je pourrais causer aux autres.
Puis j'ai lu aussi le commentaire de Souricette, sur un autre de mes messages, mais ce message avait en fait à peut près la même teneur.

Du coup je reprends conscience d'une tendance chez moi, la peur de déranger, la peur de blesser et puis aussi la peur de ne pas savoir bien faire, du ridicule peut être.
Soudain j'ai des images qui me viennent à l'esprit des images ou plutôt des phrases que j'ai entendues dans mon enfance et je me rends compte une fois de plus combien ce qu'on nous répète dans l'enfance peut avoir des répercussions sur nous toute notre vie durant. Même lorsque on est conscient que ces phrases qui trottent dans notre têtes, ne sont pas de nous comme on aurait pu le croire à un moment donné, mais les phrases que nous ont répété nos parents.

 

Or finalement je n'ai pas été si malchanceuse que ça dans mon enfance, je dis ça parce que si souvent j'entendais des choses «négatives » ou qui ont eut un impact négatif moi, de la part de ma mère, j'en ai aussi entendu pas mal de positives, de la part de mon père.

Ma mère était très présente avec nous, (nous étions trois enfants), elle ne travaillait pas. Mon père était plutôt absent, il travaillait bien sur, mais de plus il voyager pas mal pour son travail et ils nous arrivait parfois de ne pas le voir, ni l'entendre (par téléphone) pendant 6 mois.

Seulement, les choses que j'ai pu partager avec lui, m'ont donné cet élan, de pouvoir penser souvent que je pouvais être capable de tout.

  • Si tu veux tu peux !

  • Rien n'est impossible quand on le veut !

  • Tu es intelligente et capable, ne doute pas de toi !

  • De toutes façons tu trouveras toujours la solution pour te sortir du problème !

  • Rien n'est irrémédiable sauf la mort !

  • Pour toi je ne me fait pas de souci tu t'en sortiras toujours !

Que des phrases que j'ai entendu à chacune des rares conversations que j'ai pu avoir avec lui, mais qui m'ont donné confiance en moi et m'ont permis de faire ou tenter de faire ce dont j'avais envie en ayant confiance en moi. Et bien souvent j'ai réussi.

Quant aux phrases que j'entendais de ma mère elles étaient d'un tout autre ordre.

  • Oh mais toi, tu as toujours des idées fofolles !

  • Ah mais elle ....

  • Non mais tu plaisantes ! Tu vas pas faire ça !

  • Moi je ne dérange personne je me débrouille toujours seule ! (en parlant d'elle)

  • Moi je dois me sacrifier pour vous, pour votre bien (toujours en parlant d'elle)

  • Moi je me prive pour y arriver (encore en parlant d'elle)

Du coup je suis souvent partager par l'écho de ces deux voix que j'entends en moi.
Lorsque je me décide a faire quelque chose qui pourrait faire appel à de la solidarité par exemple, j'entends « moi je ne dérange personne, je me débrouille seule » et j'entends aussi, « tu peux y arriver, tu es forte » donc j'ai d'une part l'envie d'y arriver seule, et d'autre par le complexe de déranger et de ne pas me débrouiller seule.
Il est vrai que finalement en grandissant, en vieillissant, je me rends compte que j'ai pu faire beaucoup de choses grâce aux phrases encourageantes de mon père, qui comme je l'ai souligné, n'était pas souvent présent mais dont l'impact à été fort sur moi, et pas seulement sur moi mais sur ma soeur et sur mon frère aussi. Nous lui portons tous les trois un grand respect. Malheureusement il nous a quitté à l'age de 59 ans et nous n'avons pas eu le temps de lui dire tout ce qu'il nous a apporté de positif. Mais je pense tout de même qu'il a pu me voir agir et vivre jusqu'à mes 34 ans et qu'il était plutôt fier de la femme que je devenais.

Par contre, la relation avec ma mère est restée d'une certaine manière distante, le « moi je me débrouille seule » à semer en moi une idée de ne pas étaler mes problèmes, et surtout pas devant elle puisque ,j'ai sans doute toujours eut peur , de l'entendre dire que j'étais moins parfaite qu'elle puisque j'avais besoin de quelqu'un.
Pourtant avec l'age, aujourd'hui je la comprends mieux, je me dis qu'elle avait sans doute besoin d'être admirée, valorisée, et que si elle disait se débrouiller seule c'était sans doute dans l'espoir de s'entendre dire qu'elle était bien, qu'elle était forte et admirable de  n'avoir besoin de personne.

Posté par Josie_Gourmande à 03:06 - Psychologie,réflexions et pensées diverses. - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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